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Grèce: les grandes dates de la crise - Chronologie

Voici les grandes dates de la crise en Grèce où le Premier ministre Antonis Samaras rencontre mercredi à Athènes le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

--2009--

-          oct: le nouveau gouvernement socialiste de Georges Papandréou allume la mèche de la crise de la dette en Europe en relevant la prévision de déficit public pour 2009 (12,7% contre 6%). En décembre, les agences de notation entament une valse de dégradations des évaluations de la Grèce.

--2010--

-          23 avr: avec 350 milliards d'euros de dette, le pays privé d'accès aux marchés demande une aide internationale.

-          3 mai: la zone euro et le FMI lui accordent ensemble --une première-- 110 milliards d'euros de prêts en échange d'un plan d'austérité.

--2011--

-          27 oct: la zone euro doit élaborer un nouveau plan de sauvetage, combinant des prêts supplémentaires de 130 milliards d'euros à un effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dette.

-          31 oct: M. Papandréou provoque une crise politique en annonçant un référendum sur ce plan. L'Union européenne menace de lâcher la Grèce, le Premier ministre socialiste démissionne le 9 novembre.

-          11 nov: l'ex-banquier central Lucas Papademos prend la tête d'un exécutif transitoire alliant socialistes, droite et extrême droite.

--2012--

-          12 fév: sous pression de l'UE et du FMI, le Parlement grec adopte un nouveau programme de rigueur, en dépit de violentes manifestations qui réunissent plus de 80.000 personnes à Athènes.

-          9 mars: la Grèce boucle la restructuration de sa dette détenue par le secteur privé, pour ramener son endettement de 160% du PIB à 120,5% d'ici 2020. Ses prêteurs y perdent plus de 70% de leur mise.

-          6 mai: des élections législatives anticipées ne dégagent aucune majorité et tournent au vote-sanction contre la rigueur et les partis traditionnels. L'ex-groupuscule néonazi Aube Dorée fait irruption sur la scène politique, avec près de 7% des suffrages.

-          17 juin: nouveau scrutin législatif, remporté mais sans majorité par le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND).

-          20 juin: le chef de la ND, Antonis Samaras, noue une alliance gouvernementale avec les socialistes et un petit parti de gauche modéré, et devient Premier ministre.

-          5 juil: retour à Athènes de la troïka représentant les créanciers publics, FMI, Banque centrale européenne (BCE) et Commission européenne. Cette délégation entame un audit conditionnant la reprise, prévue en septembre avec une tranche de 31,5 milliards d'euros, du versement des prêts UE-FMI.

-          26 juil: le gouvernement grec indique préparer un train de 11,5 milliards d'euros d'économies budgétaires pour 2013 et 2014. En visite à Athènes, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso réclame "des résultats" aux Grecs pour pouvoir rester dans la zone euro.

-          22 août: M. Samaras confirme dans un entretien au quotidien allemand Bild que conformément au "programme commun" de son gouvernement, il demande un sursis pour atteindre l'équilibre budgétaire. Le renvoi de l'échéance, à 2016 au lieu de 2014, doit donner au pays "un peu d'air pour respirer, remettre l'économie en route et accroître les revenus de l'Etat", explique-t-il.

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