Le président de l'Unédic Jean-François Pilliard a estimé vendredi qu'"on devrait pouvoir stabiliser le chômage autour du niveau élevé" enregistré aujourd'hui, "si on stabilise la croissance autour de 0,5%" en 2012.
"Une des principales causes du chômage en France n'est pas liée à la conjoncture, mais précisément à des causes structurelles qui sont l'inadéquation entre l'offre et la demande" et l'"absence de compétitivité".
Une déclaration qui intervient alors que syndicats et patronat ont entamé vendredi au siège du Medef des discussions sur des accords "compétitivité-emploi".
Le gouvernement souhaite faciliter la flexibilité des entreprises, afin qu'elles puissent adapter le temps de travail et/ou les salaires de leurs employés en fonction de la conjoncture.
Par ailleurs, "sur une hypothèse de croissance de 0 ou 0,5%", le déficit de l'Unédic devrait atteindre "entre 16 et 19 milliards" d'euros fin 2012.
Ce "déficit excessivement important" appellera "certainement de la part des uns et des autres à nouveau la recherche de mesures pour endiguer le chômage" et "une meilleure maîtrise de l'ensemble des dépenses afférentes à l'assurance chômage", a-t-il prévenu.
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