18 Février 2012
Attention peinture fraîche! Hier après-midi, les déménageurs s’affairaient encore au 18, rue de la Convention à Paris (XVe), le QG de Nicolas Sarkozy qui sera officiellement inauguré aujourd’hui vers 11h30. Un espace fonctionnel de quelque 600 m2, sur deux niveaux, situé près de la Seine. Le candidat compte y passer chaque matin pour discuter du déroulement de la campagne avec son équipe, avant de rejoindre l’Élysée.
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Une trentaine de permanents et 18 000 € de loyer
Nicolas Sarkozy a prévenu : pas question d’empiler les postes. L’équipe est resserrée et les bureaux plutôt exigus. Au rez-de-chaussée, la cellule Internet dirigée par Nicolas Princen compte une dizaine de personnes, celle dévolue à la presse 6, dont 4 stagiaires. Un coin cuisine, une petite salle de réunion et, le long d’un mur repeint en blanc, un grand portrait du président-candidat sur fond bleu marine devant lequel les visiteurs de passage pourront poser pour une photo souvenir. Emmanuelle Mignon, la tête pensante de l’équipe, dispose d’un bureau personnel, tout comme le préfet Guillaume Lambert, le directeur de campagne. Ce sont les seuls, avec le candidat et le futur porte-parole (sans doute Nathalie Kosciusko-Morizet). Quelques meubles en bois, de la moquette grise, des écrans plats : le QG se veut sobre et pratique. Une partie de la logistique, il est vrai, sera assurée par l’UMP. Et certains collaborateurs comme Henri Guaino travailleront aussi de l’Élysée pour le candidat. Au total, une trentaine de personnes se retrouveront au siège quotidiennement. Coût du loyer : 18000 €.
Carla, Mandela et Johnny
Un escalier en colimaçon assez kitsch mène à l’étage. Le bureau de Nicolas Sarkozy donne sur une cour un peu triste. Sur sa table de travail en bois clair : un iPad et le journal « l’Équipe », que le chef de l’État lit en premier tous les jours. Deux canapés en cuir blanc encadrent une grande télé. « Son espace pour recevoir des visiteurs », précise un conseiller. Au mur : une photo de lui et de son épouse Carla en Afrique du Sud en compagnie de Nelson Mandela, une autre au milieu d’ouvriers dans une usine, une affiche d’un film sur Jeanne d’Arc. Dans sa bibliothèque, un livre de Céline, des ouvrages photo et un coffret des 100 plus grands succès de… Johnny Hallyday. Le candidat a aussi rapatrié quelques objets de l’Élysée : une tour Eiffel miniature bleu-blanc- rouge, un petit éléphant en pierre, une statuette en bois représentant un cheval cabré. Mais pas de chocolats… en tout cas pour l’instant.
La sécurité, une priorité
Portique métallique, vigiles privés, caméras de surveillance : le président-candidat continuera de bénéficier d’une protection rapprochée lorsqu’il se rendra rue de la Convention. Des policiers multiplieront les rondes comme ils le font aussi autour du QG de François Hollande, avenue de Ségur. Certains redoutent un acte de malveillance : « Au siège de l’UMP, rue de Vaugirard, quelqu’un a balancé des seaux d’excréments sur la façade raconte un permanent. Il y a toujours un risque que des mécontents viennent manifester ici. » L’antenne de campagne ne dispose pas de grandes salles de réunion. Il faudra en louer ailleurs, peut-être à l’ancienne Imprimerie nationale, à côté, pour accueillir la presse ou les élus. Les communicants ont fait dans la sobriété pour donner un nom au QG : ils l’ont baptisé... « siège de campagne ».