Un Républicain de Guingamp
Publicité

Le G20 a creusé le fossé entre la Russie et l'Occident

L'accueil glacial des dirigeants occidentaux au président russe Vladimir Poutine au sommet G20 à Brisbane a creusé le fossé entre la Russie et les Occidentaux sur le conflit ukrainien, ont estimé lundi les médias russes.

Le sommet G20 "a été une démonstration de l'absence de langue commune entre la Russie et l'Occident", note le quotidien Vedomosti dans son éditorial.

"Les positions de la Russie et de l'Occident sur la crise ukrainienne demeurent inconciliables", selon Vedomosti.

Pour ce journal économique, "les contradictions entre les camps se sont manifestées au sommet comme jamais auparavant: si auparavant cela se faisait au niveau de notes diplomatiques, désormais cela se fait publiquement", note Vedomosti.

Selon Kommersant, "la crise en Ukraine a fait reculer en arrière-plan l'ordre du jour traditionnel du G20, et transformé le sommet en un club géopolitique de discussion, où le président russe Vladimir Poutine et ses opposants intransigeants sont sortis au premier plan", selon Kommersant.

Mais "malgré la pression exercée par l'Occident, Moscou a réussi la chose la plus importante au sommet G20: éviter un scandale retentissant et continuer son dialogue avec ses opposants les plus intransigeants", estime pour sa part le quotidien Kommersant.

Selon la presse russe, Vladimir Poutine a anticipé son départ du sommet G20 pour échapper aux critiques.

La presse russe souligne également que l'accueil réservé à Vladimir Poutine a été "démonstrativement froid", voire "extrêmement vexant". "Le président russe a été mal accueilli, mal logé et couvert de nombreux reproches concernant le comportement de notre pays dans le sud-est de l'Ukraine (...), et finalement placé à l'écart pour la photo collective", écrit le quotidien pro-Kremlin Izvestia.

Quant au président russe, il "s'est comporté avec un rare sang-froid", se félicite le journal.

Dès l'ouverture du sommet vendredi, plusieurs responsables occidentaux avaient critiqué la Russie, qualifiée de "menace pour le monde", cherchant à "restaurer la gloire perdue du tsarisme" en "agressant" des pays plus petits.

 

Et après deux journées de discussions marquées par des attaques de plusieurs dirigeants occidentaux fustigeant "l'agression" de la Russie en Ukraine, le président russe a quitté le sommet de Brisbane bien avant ses homologues et avant la publication du communiqué final.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :