31 Mars 2010
Les 26 nouvelles Agences régionales de Santé (ARS) ont pour rôle de rassembler dans chaque région l'ensemble des acteurs du système de santé pour un pilotage plus cohérent.
Le premier objectif de ces nouvelles entités administratives est de décloisonner le système de santé, en chapeautant tous ses champs: l'hôpital, la médecine de ville, le médico-social (maisons de retraite, de rééducation..), la prévention et la santé publique.
Les directeurs choisis par le gouvernement pour piloter les ARS, déjà comparés par certains à des "préfets de la santé", ont été recrutés dans la haute fonction publique mais aussi dans le privé et le monde médical.
Parmi les plus connus figurent l'ancien ministre socialiste Claude Evin (pour l'ARS d'Ile-de-France) et l'ancien directeur général de la Mutualité française (pour l'ARS du Nord-Pas-de-Calais) Daniel Lenoir.
Sur le plan administratif, plusieurs organismes sont regroupés: les Agences régionales de l'hospitalisation (ARH), les Missions régionales de santé (MRS), les Unions régionales des caisses d'assurance maladie (Urcam) et les Groupements régionaux de santé publique (GRSP).
Les ARS absorbent également une partie des directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales (DRASS et DDASS) et des caisses régionales d'assurance maladie.
Il y a une ARS par région métropolitaine, auxquelles s'ajoutent quatre ARS outre-mer (Guyane, La Réunion, Guadeloupe, Martinique). Au total, elles emploieront plus de 9.000 personnes (des agents de l'Etat, des salariés de l'assurance maladie, des contractuels de droits public et privé).
En matière de santé publique, l'objectif est d'adapter les politiques de santé et de prévention au contexte régional.