Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
11 Mai 2010
Les structures civiles et militaires de l'Otan, où travaillent environ 20.000 personnes et dont la France veut un allégement important, restent marquées par leur développement à l'époque de la Guerre froide.
Au siège bruxellois de l'Alliance atlantique, le secrétariat civil international, et son pendant militaire, l'état-major international, emploient près de 2.000 personnes.
Egalement sous la responsabilité du secrétaire général, autour de 3.000 personnes se répartissent entre une douzaine d'agences qui mettent leurs capacités au service du collectif (logistique, communication, systèmes d'armement spécialisés).
Par exemple, un millier d'entre elles oeuvrent au Luxembourg pour la seule Namsa, l'agence d'entretien et d'approvisionnement de l'alliance, la majorité des autres étant en poste à Bruxelles.
Il faut ajouter à cela, des Centres d'excellence ou de formation (guerre informatique, renseignement etc...).
Du point de vue budgétaire, ce qui complique le panorama, c'est que les agences ainsi que les Centres ne sont financés que par les pays qui y participent sur une base volontaire, et non sur le budget global de l'Otan.
Par ailleurs, environ 2.000 diplomates et militaires travaillent au sein des représentations des 28 pays membres au siège. Cependant, n'étant eux pas du tout à la charge du budget de l'Otan mais des capitales, ils ne sont pas directement concernés par l'éventuelle réforme des structures "otaniennes".
Le fonctionnement quotidien de l'ensemble s'appuie sur 39 grands comités, dont les plus importants sont, outre le Conseil de l'Atlantique-Nord, le Comité des plans de défense et le Groupe des plans nucléaires.
Ces organismes se subdivisent eux-mêmes en 380 sous-comités et groupes de travail.
Quant au personnel militaire dans la structure de commandement "intégrée", une nouvelle répartition des effectifs dits du "temps de paix", a déjà abouti en 2009 à en faire passer le nombre de moins de 16.000 à moins de 13.000, alors qu'il existait, sur le papier, 17.000 postes.
Ce n'était pas le premier allégement.
Après la fin de la Guerre froide, trois commandements historiques avaient été fusionnés en un seul, ACO (Commandement allié des opérations), basé à Mons (sud de la Belgique).
En 2003, un second commandement stratégique, chargé lui de réfléchir à la modernisation des armées alliées, le Commandement allié Transformation (ACT) a été créé à Norfolk (côte atlantique des Etats-Unis).
Même réformée, toutefois, cette structure rassemble encore une douzaine d'états-majors.
Depuis sa création en 1949, l'Otan actuel a pris la forme d'un réseau complexe d'institutions, dans lequel les pays peuvent par réflexe avoir tendance à défendre leurs acquis au lieu de donner la priorité à une rénovation.