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Lien franco-africain: le sommet de Nice "marquera une étape", selon Nicolas Sarkozy

Sommet-Franco-Africain.jpgLe 25e sommet Afrique-France de Nice, lundi et mardi, marque "une étape" nouvelle dans les relations entre la France et le continent, désormais débarrassées des "complexes" du passé, a estimé mardi le président Nicolas Sarkozy.

"Ce sommet marquera une étape", a-t-il dit en réponse à une question sur la "Françafrique" lors d'une conférence de presse, encadré du vieil ami Paul Biya (Cameroun) mais aussi de nouveaux visages comme ceux de Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Meles Zenawi (Ethiopie).

Le terme "Françafrique" désigne le lien particulier entretenu par la France pendant des décennies avec ses ex-colonies africaines, mêlant réseaux occultes, accords militaires secrets et chasses gardées commerciales.

"C'est très étrange les sommets. Quand un chef d'Etat est passionné par l'Afrique, il y a beaucoup de suspicion. Quand il est moins passionné (...), il y a beaucoup de critiques. Entre ingérence et indifférence, c'est extrêmement compliqué", a-t-il dit.

"Ce sommet, avec les thèmes qu'on a mis sur la table (gouvernance, sécurité et climat), avec la présence des entreprises (...), tourne la page d'une relation complexe et complexée", a poursuivi le chef de l'Etat.

"L'Afrique est heureuse de voir qu'un grand pays européen est à ses côtés pour qu'elle ait sa place dans la gouvernance mondiale. L'Afrique est heureuse qu'une grande économie développée se soit mobilisée à Copenhague pour que l'Afrique soit la première bénéficiaire des fonds s'agissant de la bataille pour le climat", a-t-il encore dit.

Nicolas Sarkozy a aussi répété combien il était "heureux d'avoir supprimé le dîner des amis", qui regroupait traditionnellement les anciennes colonies françaises à le veille du sommet, réaffirmant qu'il n'avait que des amis au sommet de Nice.

Le président a toutefois omis d'indiquer qu'un sommet qualifié de "familial" rassemblerait les 13 et 14 juillet les anciennes colonies africaines fêtant cette année le cinquantenaire de leur indépendance.

De leur côté, les chefs d'Etat africains ont salué la "méthode" Sarkozy: Jacob Zuma a notamment évoqué des discussions "directes", parfois "musclées" sur les questions de gouvernance, mais aussi "franches" et "ouvertes".

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