Un Républicain de Guingamp
Publicité

«Marche républicaine» : les dirigeants étrangers battent le pavé

Comment-Sarkozy-s-est-invite-sur-la-photo_article_landscape.jpgC'est une liste qui donne le vertige, une liste à rendre fous les services du protocole et de sécurité français. Mais une liste qui dit l'ampleur de la mobilisation de la communauté internationale autour de la France. Celle des monarques, présidents, chefs de gouvernement, ministres et autres personnalités de haut rang venues du monde entier pour s'associer à l'hommage que le pays va rendre aujourd'hui à ses victimes des attentats.

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker.

La chancelière allemande Angela Merkel.

Le Premier ministre britannique David Cameron

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

Le Premier ministre italien Matteo Renzi.

Le roi Abdallah de Jordanie et son épouse Rania,

le frère de l'émir du Qatar,

un ministre saoudien,

le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis,

son homologue libanais,

le président palestinien Abbas

le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

Premier ministre turc Ahmet Davutoglu

Le Premier ministre belge Charles Michel.

Le Premier ministre géorgien Irakli Garibashvili.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte

La Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt.

Le Premier ministre grec Antonis Samaras

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat

partageront le même carré du cortège ultra-sécurisé

Seront là aussi huit chefs d'Etat africains, dont le Malien Keïta, le président gabonais Ali Bongo Ondimba, le Nigérien Issoufou, Le président béninois Thomas Boni Yayi, le président sénégalais Macky Sall. et président malien Ibrahim Boubacar Keitan sans oublier le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov (dont les relations avec Hollande sont pourtant tendues à cause du dossier du Mistral), le président ukrainien, Petro Porochenko, avec qui la Russie est en guerre...

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban

En tout, plus de quarante-cinq dirigeants vont cheminer, côte à côte, pendant plusieurs centaines de mètres, faisant fi de leurs querelles, pour partager la douleur de la patrie des droits de l'homme.

 

Avant de défiler au sein de la «marche républicaine», la cinquantaine de dirigeants et responsables étrangers ont été reçus par le Président de la République à l'Elysée, tout comme l'ensemble du gouvernement français.

 

La plupart des ministres de l'Intérieur des 28 Etats de l'Union européenne ont, quant à eux, participé dans la matinée à une réunion place Beauvau.

 

Cet assassinat est un choc mondial. Les terroristes ont attaqué ce qui fait l'identité de la France sur la scène internationale. C'est la Liberté d’expression et les droits de l'homme.

Au-delà, la volonté de dire non au terrorisme semble expliquer la présence de ces dirigeants, et pas uniquement leur attachement viscéral à la liberté d'expression.

Parmi ces délégations étrangères, certaines sont issues de pays qui sont parfois loin de respecter la liberté de la presse, à l'instar de l'Arabie saoudite qui a infligé vendredi cinquante coups de fouet à un blogueur de 30 ans condamné pour «insulte envers l'islam». Mais tous seront là pour s'élever contre des terroristes qui tuent sauvagement des journalistes et des juifs. C'est intolérable pour eux. Et ils savent, aussi, que c'est une menace chez eux.

 

Un rassemblement hors normes qui va muer, le temps d'une marche républicaine inédite, Paris en capitale mondiale de la lutte contre le terrorisme.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :