Un Républicain de Guingamp
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Sommet de Rome - Conférence de presse de Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi.

 

Sarkozy-Rome.jpgSyrie: Rome et Paris demandent la fin de "la répression violente"

Rome et Paris sont "préoccupés" par la situation en Syrie et appellent le régime du président Bachar el-Assad à "arrêter la répression violente", a déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à l'issue d'un sommet avec le président français Nicolas Sarkozy.

"Nous sommes très préoccupés" par la situation en Syrie où l'on déplore "de nombreuses victimes", a déclaré M. Berlusconi devant la presse.

"Nous adressons un appel fort pour arrêter la répression violente et mettre en œuvre les réformes annoncées" en Syrie, a poursuivi le chef du gouvernement italien.

M. Sarkozy a qualifié pour sa part la situation en Syrie d'"inacceptable".

Un peu plus tôt dans la journée le ministère français des Affaires étrangères avait demandé des "mesures fortes" au sein de l'ONU et l'UE pour protéger la population syrienne.

"Au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, comme au sein de l'UE, la France demande que des mesures fortes soient adoptées pour que cesse l'usage de la force contre la population", avait déclaré à la presse à Paris Christine Fages, la porte-parole adjointe du ministère.

 

Immigrés tunisiens: Paris a fait un effort "plus important" que Rome

La France a fait un effort "plus important" que l'Italie en matière d'accueil d'immigrés tunisiens, a déclaré mardi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, soulignant que la France en avait accueilli "cinq fois plus" que son pays.

 

Paris soutient la candidature de Draghi à la présidence de la BCE

La France "soutient" la candidature de l'italien Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), pour succéder au Français Jean-Claude Trichet, a annoncé le président français Nicolas Sarkozy, mardi à Rome.

"Nous soutenons la candidature de Mario Draghi" pour la présidence de la BCE, a affirmé M. Sarkozy.

Selon le président français, l'accession du président de la Banque d'Italie à une telle responsabilité serait "un très bon signal pour l'Italie".

 

Rome et Paris favorables à des "modifications" de Schengen

La France et l'Italie sont favorables à "des modifications" au traité de Schengen, "dans les circonstances exceptionnelles" actuelles, a déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"Dans des circonstances exceptionnelles, nous croyons tous les deux qu'il doit y avoir des modifications au traité de Schengen sur lesquelles nous avons décidé de travailler ensemble", a déclaré M. Berlusconi, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet.

M. Berlusconi a annoncé que lui-même et M. Sarkozy avaient envoyé une lettre conjointe au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour demander "une plus grande collaboration" des autres pays européens avec les pays de la rive sud de l'UE. Ces pays "ne peuvent être laissés seuls", a-t-il dit.

L'Italie souligne que les pays riverains de la Méditerranée sont confrontés au défi de l'immigration d'Afrique du Nord, en raison de la guerre en Libye et de l'instabilité en Egypte et en Tunisie.

 

Pas d'intervention en Syrie sans résolution de l'ONU

La France n'interviendra pas en Syrie sans une résolution préalable du Conseil de sécurité de l'ONU, "qui n'est pas facile à obtenir", a déclaré le président français.

"Il ne saurait être question de quoi que ce soit sans une résolution du Conseil de sécurité" de l'ONU, a déclaré M. Sarkozy.

"La situation est inacceptable (...) On n'envoie pas des chars, l'armée face à des manifestants, la brutalité est inacceptable", a-t-il affirmé.

"Nous sommes aux côtés des peuples arabes dans leurs aspirations à la liberté", a-t-il ajouté.

 

France et Italie ont le "souhait commun" de créer de "grands groupes"

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a déclaré que la France et l'Italie avaient "le souhait commun" de créer de "grands groupes franco-italiens", au moment où le français Lactalis va lancer une OPA sur Parmalat.

M. Berlusconi a évoqué le "souhait commun" des deux pays "d'arriver à créer de grands groupes internationaux franco-italiens, italo-français, qui puissent bien se porter face à la concurrence globale".

M. Berlusconi n'a pas cité de nom d'entreprises, mais cette déclaration intervient alors que le groupe laitier français Lactalis, qui détenait déjà près de 29% de Parmalat, a annoncé mardi matin le lancement d'une offre d'achat sur l'italien afin de donner naissance au numéro un mondial du secteur.

Rome avait adopté ces dernières semaines des mesures afin de bloquer l'offensive de Lactalis.

Le chef du gouvernement italien s'est dit par ailleurs "convaincu" que l'"économie doit être libre".

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