Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Ulster/Bloody Sunday: les principales conclusions de la commission Saville

La commission Saville, qui a rendu mardi son rapport sur le drame du Bloody Sunday, le 30 janvier 1972 à Londonderry en Irlande du Nord, en a imputé la responsabilité aux soldats qui ont "perdu leur discipline" et tiré sur des victimes ne constituant "aucune menace".

Voici ses principales conclusions:

 

-          Aucun des treize hommes tués ce jour-là (un quatorzième est décédé quelques mois plus tard) "ne posait une menace mortelle ou (ne risquait de provoquer) des blessures graves".

-          "L'immédiate responsabilité (...) incombe aux membres de la compagnie (de parachutistes) de soutien dont les coups de feu injustifiables ont causé ces morts et blessures."

-          Aucune des victimes ne portait d'armes et, bien qu'il y ait eu des tirs de paramilitaires républicains, "aucun de ces coups de feu n'a fourni de justification pour la fusillade de victimes civiles".

-          Aucun des manifestants catholiques n'a jeté ou menacé de jeter des bombes incendiaires, contrairement aux "fausses déclarations" ultérieures des soldats destinées à justifier leurs coups de feu.

-          Les parachutistes britanniques ont ouvert le feu les premiers, sans coups de semonce. Les militaires ont "perdu le contrôle d'eux-mêmes (...) oubliant ou ignorant leurs instructions et leur entraînement". Il y a eu dans leurs rangs une "perte grave et répandue de la discipline d'ouverture du feu".

-          Ni le gouvernement, ni l'armée n'avaient planifié ou anticipé ce qui s'est passé, ni n'avaient l'intention qu'un tel drame se produise.

-          L'actuel vice-Premier ministre nord-irlandais Martin McGuinness, qui était numéro deux de l'IRA à Londonderry à l'époque des faits, était "probablement" armé d'une arme automatique dont il a "peut-être" fait usage. Mais cela ne peut être prouvé et "il ne s'est engagé dans aucune activité qui ait fourni aux soldats la moindre justification pour ouvrir le feu".

-          Une personne a été visée tandis qu'elle "rampait afin de s'éloigner des soldats" et une autre "tandis qu'elle gisait par terre mortellement blessée".

-          Le Bloody Sunday a constitué "une catastrophe pour les Nord-irlandais", qui a "accentué le ressentiment des nationalistes et l'hostilité à l'encontre de l'armée, et exacerbé le conflit violent les années suivantes".

-          L'ordre de se rendre dans le Bogside, le quartier de Londonderry où avait lieu la manifestation, "n'aurait pas dû être donné" à l'armée.

-          Il n'y avait aucun membre des deux branches alors en exercice de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) parmi les victimes, à l'exception de l'un d'entre eux qui était membre d'un mouvement de jeunesse.

-          Il est impossible de dire s'il y avait une culture d'impunité parmi les soldats servant en Irlande du Nord à l'époque.

-          Les soldats ont tiré plus de 100 balles pendant ces événements. Les coups de feu meurtriers ont été tirés en l'espace de dix minutes.

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