11 Septembre 2014
Une large majorité d'Américains et d'Européens ont une image négative de la Russie et sont favorables à un soutien à l'Ukraine, même si cela complique les relations avec Moscou, selon l'étude annuelle Transatlantic Trends publiée mercredi par l'institut américain German Marshall Fund (GMF).
Selon cette enquête, 71% des Américains et 68% des Européens interrogés ont une opinion défavorable de la Russie.
58% des Européens interrogés (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Espagne, Grèce, Suède) estiment qu'il faut "continuer à aider économiquement et politiquement l'Ukraine même si cela comporte un risque d'accroître le conflit avec la Russie".
Les plus convaincus sont les Allemands (65%) et les Suédois (73%). Le seul pays où cette position est minoritaire est la Grèce (44%).
Par ailleurs, 61% des Européens préconisent des sanctions plus fortes contre la Russie mais 71% sont hostiles à l'envoi de matériel militaire vers l'Ukraine.
En Russie, une majorité de sondés (53%) pensent que leur pays doit maintenir son influence en Ukraine, même si cela implique un risque de conflit avec l'UE.
Les Russes estiment d'ailleurs que, sur les sujets internationaux, Moscou doit collaborer prioritairement avec "les pays émergents comme l'Inde et la Chine" (36%), la Communauté des Etats Indépendants (29%) mais seulement 14% avec l'Union européenne et 2% avec les Etats-Unis. 10% estiment que la Russie doit agir seule.
Sur un tout autre sujet, l'éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'UE, 51% des Européens estiment qu'il faut faire plus d'efforts pour prendre en compte les demandes britanniques, 38% estimant qu'il est préférable que le Royaume-Uni quitte l'UE plutôt que de faire plus d'efforts.
Les Français sont les seuls à être majoritairement prêts (52%) à ce que le Royaume-Uni "quitte l'UE", plutôt que de faire plus d'efforts (42%).
Sur le plan économique, une majorité d'Européens (73%) considère que l'UE ne fait pas assez pour combattre la crise. Ils sont 88% en Espagne et 87% l'Italie, pays fortement touchés par la crise.
Toutefois, 66% des Européens interrogés pensent que l'adhésion à l'UE a été bénéfique à leur pays, contre 28% qui considèrent qu'elle a été préjudiciable. Cette seconde opinion est la plus partagée en Grèce (42%), au Royaume-Uni (40%), en Italie (36%) et au Portugal (36%).
Parmi ces personnes interrogées considérant que l'adhésion à l'UE a été préjudiciable, 45% "déclarent que l'UE a eu un impact négatif sur leur économie nationale".
Sondage réalisé entre le 2 et le 25 juin auprès d'au moins 1.000 personnes par pays.