9 Décembre 2009
Le président américain Barack Obama a annoncé mardi une série de nouvelles mesures pour soutenir la création d'emplois et la croissance :
"Au cours des quinze dernières années, les petites entreprises ont créé environ 65% des emplois nouveaux", a déclaré M. Obama.
Pour cela, le président propose :
- une exonération pendant un an de 100% des plus-values réalisées sur des investissements nouveaux dans les petites entreprises (le plan de relance de 787 milliards de dollars en février exonérait d'impôt 75% des plus-values de ce type),
- une extension en 2010 de la possibilité accordée aux petites entreprises par le plan de relance de passer en pertes jusqu'à 250.000 dollars d'investissements de manière à faire baisser leur impôt sur les bénéfices, et d'amortir plus rapidement leurs fonds immobilisés,
- "une incitation fiscale destinée à encourager les petites entreprises à embaucher et à maintenir en place leurs employés",
- le renforcement du soutien gouvernemental en faveur des prêts aux petites entreprises (en mobilisant une partie des fonds prévus pour la stabilisation du système financier).
La Maison Blanche propose "des investissements supplémentaires dans les autoroutes, les transports en commun, les chemins de fer, l'aviation et le système des eaux".
L'idée est d'accorder de nouveaux avantages fiscaux aux particuliers qui entreprennent des travaux pour diminuer la consommation énergétique de leur logement et d'accorder des ressources supplémentaires aux programmes de soutien aux énergies renouvelables du plan de relance dont tous les crédits ont déjà été alloués du fait de leur succès.
M. Obama n'est pas entré dans le détail de ces propositions qui devront être polies au terme d'un travail de collaboration entre le gouvernement et le Congrès.
Il ne s'est pas étendu non plus sur leur financement, indiquant simplement que celui-ci serait rendu possible par le fait que le plan de sauvetage des banques pour lequel ont été débloqués 700 milliards de dollars en octobre 2008 devrait finalement coûter 200 milliards de moins que ce que le gouvernement estimait dans ses dernières prévisions budgétaires au mois d'août.
Pour la Maison Blanche, cette "économie" doit permettre de rembourser la dette "plus rapidement" tout permettant des dépenses supplémentaires pour soutenir l'emploi et la croissance.