MM. François Bayrou, Hervé Marseille et Mme Elisabeth Borne ont décidé de soutenir un candidat commun à l'élection présidentielle, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Les dirigeants respectifs du MoDem, de l'UDI et de Bâtissons Ensemble se sont mis d'accord mercredi soir lors d'un dîner, auquel participaient aussi le président du groupe Démocrate à l'Assemblée nationale Marc Fesneau, l'ancienne ministre Valérie Letard, députée (LIOT) du Nord et présidente du Conseil national de l'UDI, le député (EPR) du Val-de-Marne Guillaume Goufier-Valente, Secrétaire général de Bâtissons ensemble, et l'ancien ministre de l'Économie Eric Lombard.
Pour l'heure, les modalités de ce rassemblement n'ont pas été précisées. "Qu'il y ait structure rigide n'est pas si important, cela peut prendre forme un peu plus tard. L'important, c'est ce qu'on défend ensemble", a plaidé M. Fesneau.
En l'occurrence, les participants ont fait vœu de décider ensemble du candidat qu'ils soutiendraient à la présidentielle, alors que prolifèrent les ambitions dans l'espace politique du centre et de la droite, à commencer par celles des anciens Premiers ministres Edouard Philippe, président d'Horizons, et Gabriel Attal, Secrétaire général de Renaissance, et de l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, président des Républicains.
"Les candidats, quels qu'ils soient, auront besoin d'un espace central pour gagner.
Et celui-ci, pour peser, doit parler d'une seule voix. Il doit être réuni pour porter des idées et soutenir un même candidat, et pour ne pas être fracturé et vendu à la découpe", a fait valoir M. Fesneau.
Pour trancher sur le nom de leur candidat, "notre sentiment c'est que le plus tôt c'est le mieux", a souligné l'élu du Loir-et-Cher, estimant que "septembre-octobre devraient être mobilisés à ce rassemblement et à converger vers un soutien à une candidature".
MoDem, UDI et Bâtissons ensemble ont également décidé de travailler ensemble sur les investitures aux élections législatives qui suivront la présidentielle.
Mme Borne "appelle depuis plusieurs mois à structurer le centre pour que cette force existe et pèse durablement dans le débat politique", a mis en avant l'entourage de l'ancienne Première ministre, qui a abandonné en avril ses fonctions dirigeantes au sein de Renaissance pour lancer son propre parti.
Quant à M. Bayrou, qui a répété ne pas vouloir se lancer lui-même dans la course à l'Élysée, il a récemment tressé des lauriers à l'ancien commissaire européen Thierry Breton, en qui il voit un homme "capable de rassembler large pour 2027". Mais celui-ci ne s'est pas porté candidat.
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