Un Républicain de Guingamp
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Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, ont achevé vendredi la conquête de l'ensemble de la côte yéménite sur la mer Rouge, s'emparant au passage des îles qui verrouillent le détroit de Bab el-Mandeb. Cette offensive, menée avec une grande rapidité, leur donne désormais la haute main sur ce goulet stratégique par lequel transite une bonne partie du commerce maritime entre l'Europe et l'Asie.

Pour l'Arabie saoudite, la situation devient délicate. Le royaume se retrouve pris entre deux feux : au nord-est, le détroit d'Ormuz reste sous la coupe de Téhéran depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient ; au sud-ouest, c'est maintenant Bab el-Mandeb qui échappe à son contrôle. Cette semaine, ses installations pétrolières ont d'ailleurs essuyé une attaque massive de drones et de missiles de la faction terroriste houthis.
Pire encore : Riyad a dû fermer temporairement son oléoduc Est-Ouest — cette conduite censée justement permettre de contourner le détroit d'Ormuz — après avoir été visée par des drones tirés depuis l'Irak.

C'est dans ce climat tendu que doit se tenir aujourd'hui, à Oman, une réunion consacrée au détroit d'Ormuz, réunissant l'Iran et plusieurs pays du Golfe. L'objectif affiché : renforcer leur coopération sécuritaire dans la région. Du côté iranien, on prend soin de préciser que cette rencontre n'a rien à voir avec une éventuelle réouverture du détroit.

Les marchés, eux, ne s'y trompent pas. Vendredi, le baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 dollars, terminant la semaine à près de 105 dollars pour le Brent — un signe assez net de la nervosité ambiante.

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