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Canicules, sécheresse et incendies : environ 16 milliards d'euros de coût en 2026, selon une mission flash de l'Assemblée

La commission des Finances, présente une « estimation provisoire » de 16 milliards d'euros, au-dessus de la fourchette de 10 à 15 milliards avancée mi-août par la ministre Monique Barbut. Il reconnaît des « réserves méthodologiques » : le chiffre additionne des coûts de nature différente, avec un risque de double compte. Il se décompose ainsi : environ 3 milliards d'effet sur la croissance (0,1 point de PIB selon l'INSEE et le Trésor) ; au moins 2,5 milliards de dépenses publiques imprévues (1,3 milliard d'aides agricoles, environ 700 millions pour la santé à consolider, 300 millions pour la lutte contre les incendies, 80 millions pour Enedis, 80 millions pour la SNCF, 10 millions de diagnostic pour les écoles, 1,5 million pour les musées) ; une facture sanitaire extrapolée à partir de 2003 (environ 200 millions pour l'Assurance maladie, 100 millions pour les hôpitaux, 260 à 520 millions pour les Ehpad) ; pour les ménages, au moins 500 millions de dommages assurés liés aux incendies et jusqu'à 800 millions de surcoût d'électricité (ventilateurs, climatiseurs). Le poste dominant repose sur les syndicats agricoles, qui évaluent les pertes à environ 10 milliards sans détailler leur méthode ; la mission retient 8,7 milliards après déduction des aides.

Sur l'adaptation, la mission chiffre à 10 à 13,6 milliards d'euros les mesures à engager dès 2027 (8,4 à 11,1 milliards sur le budget de l'État), et à 116,3 à 157,6 milliards (87,3 à 128,1 pour l'État) à l'horizon 2030-2050. Priorité : les écoles, soit environ 50 milliards d'ici 2050 pour les quelque 50 000 établissements. Elle propose de confier à l'INSEE un suivi annuel (six personnes, environ 4 millions d'euros sur 2027-2030). Éric Coquerel annonce des amendements au PLF pour décliner ces préconisations.

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