24 Avril 2007
Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi soir le "front commun des haines" que fomentent a ses yeux les gauches contre lui
Le "seul projet" de la gauche et de sa candidate Ségolène Royal, "c'est la diabolisation".
pour voir la vidéo du discours de Nicolas Sarkozy : cliquez ici - Pour le lire : cliquez ici
Visionner la vidéo ambiance fin du meeting Marseillaise: cliquez sur l'image
"Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, non contre mes convictions, non contre mes propositions, mais uniquement contre ma personne", a-t-il fait valoir.
"On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme. Ce front commun-là, la France n'en a pas besoin", a-t-il poursuivi.
"Elle négocie avec l'extrême-gauche, avec les trotskistes, elle négocie avec les communistes, elle négocie avec les Verts. Elle rêve de négocier avec le centre. Elle rêve de l'époque des combinaisons partisanes, de l'époque de la Troisième Force, de la IVe République où les partis s'arrangeaient entre eux sans les électeurs, où les partis faisaient leur petite cuisine entre eux", a affirmé le candidat UMP.
"Je dis à mes amis de l'UDF qu'ils sont les bienvenus. Chacun de ceux qui nous rejoignent le fait librement", a affirmé Nicolas Sarkozy. Parmi eux se trouve Pierre Albertini, député-maire de Rouen et co-auteur du projet présidentiel de François Bayrou, qui a déclaré soutenir la candidature de l'ancien ministre de l'Intérieur au second tour.
Pierre Albertini, député-maire UDF de Rouen, co-auteur du projet présidentiel de François Bayrou, a annoncé mardi qu'il soutenait Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle, mais sans abandonner l'UDF.
"Je n'ai aucune intention d'abandonner l'UDF, mais le 6 mai", lors du second tour de la présidentielle, il faudra faire "le choix de la raison" pour "l'intérêt supérieur du pays", a affirmé M. Albertini. Il avait reçu préalablement M. Sarkozy à sa mairie, pendant une dizaine de minutes.
Le député-maire de Rouen s'exprimait lors d'une réunion publique dans sa ville, animée par M. Sarkozy, devant plusieurs milliers de personnes.
Selon lui, ce choix "dépasse les clivages politiques".
"J'ai analysé les projets et les valeurs des deux candidats avant de venir ici", a-t-il affirmé. "J'ai regardé le projet de Ségolène Royal, j'y ai trouvé beaucoup de propositions qui me heurtent", a-t-il ajouté.
"Je suis comme vous partisan de la valeur travail. Mais les socialistes privilégient les 35 heures, le partage du travail et l'affaiblissement des performances de la maison France. Ils prétendent remettre en question la réforme des retraites de François Fillon", a-t-il également affirmé.
"Je suis également un Européen convaincu. Or, dans l'équipage de Ségolène Royal, il y a Laurent Fabius et Jean-Pierre Chevènement, qui se sont prononcés pour le non au référendum sur la Constitution européenne", a-t-il argué.
"Je n'approuve pas tout" dans le projet de Nicolas Sarkozy mais il y a "une forte convergences sur les objectifs essentiels: le redressement de l'économie, la création d'une société de confiance", l'accent mis sur "la solidarité et non sur l'assistance, la rénovation de la vie politique", a-t-il détaillé.
"Dans cet effort national, le centre doit prendre sa place", a-t-il dit. "Je ne renie ni mon parcours, ni mes valeurs", a-t-il conclu.
Plusieurs députés centristes étaient présents -Olivier Jardé (Somme), André Santini (Hauts-de-Seine) - et sénateurs, Daniel Dubois (Somme), Yves Pozzo di Borgo (Paris). Gilles de Robien, seul ministre UDF (Education nationale), était également présent.