25 Juin 2008
La communauté française du renseignement compte, avant la réforme qui entre en vigueur le 1er juillet, cinq services, deux relevant du ministère de l'Intérieur et trois de la Défense, soit près de 14.000 personnes chargées de la collecte du renseignement ou du contre-espionnage.
- Direction de la surveillance du territoire (DST, contre espionnage, contre-terrorisme, protection du patrimoine économique et scientifique): 2.000 personnes dirigées par Bernard Squarcini depuis juin 2007.
- Renseignements généraux (RG, défense des intérêts fondamentaux de l'Etat, lutte contre les terrorismes et les dérives urbaines): 4.100 personnes dirigées par Joël Bouchitey depuis le printemps 2007.
- DST et RG seront regroupés à partir du 1er juillet 2008 au sein de la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI), qui comptera 4.000 fonctionnaires, dont 3.000 policiers actifs, et à la sous-direction de l'Information générale (Sdig, 1.000 policiers).
- Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, collecte et exploitation du renseignement intéressant la sécurité de la France à l'extérieur des frontières). 4.500 agents (3.200 civils, 1.300 militaires) dirigés par Pierre Brochand depuis l'été 2002.
- Direction du renseignement militaire (DRM, renseignement d'ordre tactique ou stratégique). 1.800 personnes, dont 1.400 militaires, commandées par le général Michel Masson depuis l'été 2005.
- Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD, sécurité des personnels, des matériels, des informations et des installations sensibles de Défense). 1.400 agents, dont trois quarts de militaires, commandés par le général Denis Serpollet depuis l'été 2005. Son successeur, à partir du 1er août, sera le général Didier Bolelli.
- Enfin, au-delà de ces services de renseignement "classiques", d'autres services de l'Etat mènent des activités de renseignement: la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED, 120 personnes); la Cellule de renseignement financier Tracfin chargée de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (50 agents); le Bureau de la liaison antiterroriste (Blat, 40 personnes) de la Direction générale de la gendarmerie.