Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
22 Juillet 2008
Appelée à devenir une société anonyme en 2009, la Poste continuera à assurer des missions de service public. Quatre domaines sont définis dans le contrat qui doit être signé aujourd'hui avec l'Etat.
Le contrat de service public que signent aujourd'hui la Poste et l'Etat prend, cette année, une importance bien particulière. En rappelant ces missions de « service au public » que l'établissement s'engage à assurer jusqu'en 2012 (en échange de compensations financières de l'Etat), la Poste espère calmer les inquiétudes des syndicats liées au projet de changement de statut. D'établissement public, elle devrait se transformer en société anonyme en 2009, avec ouverture de capital à la clé, l'Etat restant actionnaire majoritaire. Selon la direction, ces projets doivent préparer l'établissement à la libéralisation totale du courrier à partir du 1er janvier 2011.
Distribution du courrier… L'Etat demande à la Poste d'améliorer ses services. Notamment la durée d'acheminement des lettres : 83 % du courrier doit être distribué à J + 1 (arrivée des lettres à leurs destinataires 24 heures après leur envoi) en 2008, 84 % l'année prochaine et 85 % en 2010. Autre exemple, le délai d'attente moyen dans les bureaux. Il devrait passer de 10 minutes cette année à 8 minutes dans deux ans.
...Et de la presse. Les quotidiens et périodiques doivent être distribués « six jours par semaine, sur tout le territoire (...) à un prix abordable ». Un service pour lequel l'Etat verse annuellement quelque 242 millions et qui coûtait environ 470 millions à la Poste (chiffres 2006).
L'accessibilité bancaire. En clair, l'assurance pour chaque client de la Poste (en l'occurrence de sa filiale la Banque postale) de pouvoir ouvrir un compte, quel que soit le niveau des ressources de la personne. Pour l'établissement, ce principe n'est qu'un rappel puisqu'il est déjà obligé d'ouvrir un Livret A à tout demandeur à partir d'un dépôt de... 1,50 €. Elle perdra cependant (avec les Caisses d'épargne) le monopole de sa distribution l'an prochain.
L'aménagement du territoire. Plus simplement, la garantie pour les usagers d'avoir un guichet postal dans tous les coins de France, même les plus reculés. Un sujet sensible, notamment chez les élus de communes rurales. Les fermetures de bureaux y ont souvent provoqué des tollés. Le contrat précise que « plus de 10 % de la population d'un département ne peuvent se trouver éloignés de plus de 5 km ou de plus de 20 min en voiture » d'un point de présence postale. Pas forcément d'un bureau. Toute fermeture de bureau a été compensée ces dernières années, assure-t-on à la direction de la Poste, par la création d'une agence postale communale ou bien le transfert de services postaux chez un commerçant.