Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Sur le 11 Novembre...

Rethondes, la clairière de l'armistice

La clairière où le généralissime des armées alliées Ferdinand Foch reçut, le lundi 11 novembre 1918, la reddition allemande, est perdue en pleine forêt sur la route de Compiègne à Rethondes, d'où son nom de "clairière de Rethondes", mais elle est cadastrée sur le territoire de la commune de Compiègne (Oise).

Au carrefour, se trouve le monument des Alsaciens-Lorrains, un aigle de grès rose, symbole de l'empire allemand, abattu par "l'épée de la Victoire".

Face à lui, s'ouvre l'Allée triomphale où les hôtes officiels passent les troupes en revue avant de déboucher sur la clairière circulaire, inaugurée le 11 novembre 1922 par le président de la République Alexandre Millerand.

Là se trouve la statue monumentale du maréchal Ferdinand Foch, généralissime des armées alliées, installée en 1937, la "Dalle sacrée" et l'empreinte des voies de chemins de fer où stationnaient le train de Foch et celui des plénipotentiaires allemands.

Le wagon de Foch, actuellement exposé, est un vrai-faux, un wagon reconstitué. Le vrai wagon (une voiture-restaurant), où fut signé l'armistice du 11 novembre 1918 et celui du 22 juin 1940, en présence d'Adolf Hitler après la défaite française, a été emporté par les Allemands qui l'utiliseront à des fins de propagande. Il fut abandonné dans un vallon de Thuringe, à Ohrdruf (centre de l'Allemagne) où il a été détruit à coups de grenades incendiaires, le 2 avril 1945 sur l'ordre d'Hitler.

Derrière le wagon, installé dans un bâtiment depuis 1962, se trouve une crypte où sont gravés les noms des principales batailles de la Grande Guerre, derrière une flamme du souvenir qui brille en permanence.

La clairière accueille chaque année plus de 250.000 personnes, ce qui en fait l'un des monuments les plus visités de France.

 

Le Soldat Inconnu sous l'Arc de Triomphe depuis 88 ans

 

Erigé en 1835 pour la gloire de la Grande Armée de Napoléon 1er, l'Arc de Triomphe abrite depuis 88 ans le Soldat Inconnu, symbole des 1.430.000 soldats français morts durant la Grande Guerre.

Chaque jour à 18H30, des anciens combattants ravivent la flamme du souvenir, allumée le 11 novembre 1923 sur la tombe du Soldat Inconnu, inhumé sous une dalle avec l'inscription : "Ici repose un soldat français mort pour la patrie 1914-1918".

Le 8 novembre 1920, après une longue campagne de presse, une loi "relative à la translation à Paris et au dépôt à l'Arc de Triomphe des restes d'un soldat inconnu mort pour la France" est votée.

Deux jours plus tard, sous la voûte d'une casemate de la citadelle de Verdun, siège en 1916 de l'une des batailles les plus meurtrières de l'histoire, Auguste Thin, 21 ans, soldat de deuxième classe au 132ème régiment d'infanterie, dépose un bouquet d'oeillets rouges et blancs sur l'un des huit cercueils anonymes contenant les restes de huit soldats français non identifiés.

Ces restes ont été exhumés de huit champs de bataille : Lorraine, Verdun, Champagne, Chemin des Dames, Ile-de-France, Somme, Artois, Flandre.

Le jeune soldat, l'un des rares survivants d'un régiment décimé en Champagne en juillet 1918, raconta plus tard avoir choisi le sixième cercueil en additionnant les trois chiffres de son régiment (132).

Les sept autres corps furent inhumés au cimetière du Faubourg Pavé à Verdun sous un monument édifié pour l'occasion.

Acheminé par train spécial à Paris, le Soldat Inconnu est déposé le 11 novembre 1920 dans une salle de l'Arc de Triomphe avant son inhumation le 28 janvier 1921.

 

L'ossuaire de Douaumont, une nécropole pour les 300.000 morts de Verdun

L'ossuaire de Douaumont (Meuse), où Nicolas Sarkozy présidera mardi le 90e anniversaire de l'armistice de 1918, est une nécropole nationale construite en hommage aux 300.000 soldats français et allemands tombés pendant la bataille de Verdun (février à décembre 1916).

Le bâtiment, imaginé par les architectes Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy, abrite un cloître long de 137 m renfermant des cuves de 14 m3 où ont été déposés les restes de 130.000 soldats, sans distinction de nationalité, tombés pendant l'un des affrontements les plus sanglants de l'Histoire mondiale.

Sur la voûte, chaque pierre est gravée du nom d'un soldat disparu ou de celui d'une association d'anciens combattants. Au 1er étage, un musée rassemble des reliques des villages meusiens détruits, des vues stéréoscopiques en relief du champ de bataille ainsi que de nombreuses armes.

Voulu par Mgr Ginisty, évêque de Verdun, et inauguré le 7 août 1932 par le président Albert Lebrun, le bâtiment est surmonté par une tour de 46 m offrant à son sommet une vue panoramique sur les champs de bataille de la Grande Guerre.

Un "Bourdon de la Victoire" y résonnera une nouvelle fois mardi tandis qu'aura été allumé le phare, lanterne des morts.

En contrebas de l'ossuaire se trouve le "cimetière national" de 145.000 m2 où l'on dénombre 15.000 tombes surmontées de croix blanches. Celle du général Anselin, tué le 24 octobre 1916, occupe le centre du cimetière.

En 2006, le président Jacques Chirac a inauguré à Douaumont un monument à la mémoire des soldats musulmans.

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