Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
14 Novembre 2008
Voici un relevé des pertes annoncées par les banques françaises, sous l'effet de la crise, au 30 septembre 2008 :
Les pertes indiquées sont de deux sources différentes :
- les dépréciations d'obligations gagées sur des crédits hypothécaires à risque ("subprime"), dans lesquelles les banques ont massivement investi avant la crise car elles leur procuraient des rendements supérieurs aux obligations classiques.
- les défaillances de leurs clients, qui les obligent à passer des provisions, c'est-à-dire à mettre de l'argent de côté pour être en mesure d'absorber la perte anticipée. La faillite de Lehman Brothers s'est ainsi traduite par une nette hausse des provisions.
- A ces deux sources s'ajoutent les pertes résultant des mouvements erratiques des marchés financiers qui affectent les banques qui y ont placé des fonds dans le cadre de leurs activités de "trading", mais elles n'en donnent pas le détail, sauf incident grave.
- Crédit Agricole : 5,7 milliards de dépréciations, 3,1 milliards de provisions.
- Société Générale : 5,64 milliards de dépréciations, 2,2 milliards de provisions et 300 millions de pertes diverses.
- Natixis : 3,5 milliards de dépréciations, 1 milliard de provisions. Perte de trading de 500 millions en octobre.
- BNP Paribas : 2,9 milliards de dépréciations, 4,4 milliards de provisions.
- Caisse d'Epargne : perte de "trading" de 751 millions d'euros en octobre.
- Dexia : sur le seul troisième trimestre 2008, l'impact de la crise s'élève à 2,191 milliards. Lors des trimestres précédents, la banque franco-belge n'a pas exposé avec clarté l'impact de la crise sur ses comptes, faisant état de dépréciations de seulement 75 millions sur l'année 2007.