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Climat: les grandes lignes de la "déclaration d'Alger"

La Déclaration d'Alger, plateforme adoptée mercredi par la Conférence des ministres africains de l'Environnement sur les changements climatiques, servira de base aux pays d'Afrique pour les futures négociations sur le climat. :

 

Les Etats africains "appellent le G8 à mettre en œuvre les recommandations contenues dans le communiqué de Gleaneagles relatif aux changements climatiques, à l'énergie et au développement durable, en particulier la création de centres climatiques régionaux en Afrique, l'amélioration de la gestion des risques climatiques et la mise en œuvre de la stratégie régionale africaine pour la réduction des risques de catastrophes".

 

Ils appellent:

-          "les pays développés à respecter leurs engagements contenus dans la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques et le protocole de Kyoto et à poursuivre leur concrétisation en matière d'aide au développement et de transfert de technologies (...) la crise financière actuelle ne devant en aucun cas limiter leur action".

-          "les organismes de financement multilatéraux et autres bailleurs de fonds, notamment le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) (...) à poursuivre (leur) réforme et à allouer plus de ressources financières en vue de permettre à nos pays de faire face à leurs contraintes, particulièrement en matière d'adaptation aux changements climatiques".

-          l'ONU et ses institutions spécialisées à examiner les problèmes liés aux flux migratoires, générés par la dégradation de l'environnement, afin d'aider les pays africains d'origine à en limiter l'ampleur et à fournir à ces nouveaux réfugiés climatiques la protection nécessaire.

 

Les pays africains demandent "la prise en compte des préoccupations de notre continent", notamment l'adoption d'un protocole comprenant les priorités africaines telles que la lutte contre la désertification et la dégradation des sols, la gestion des côtes pour enrayer leur érosion et les effets de l'élévation des niveaux de la mer, la sauvegarde de la biodiversité, l'agriculture et les ressources en eau.

Ils souhaitent que soit facilité leur accès aux programmes de lutte contre la déforestation.

Ils demandent aussi une distribution géographique équitable des Mécanismes de développement propre (MDP); la mise en place d'un cadre institutionnel sur tous les aspects relatifs au transfert de technologie; l'accroissement du niveau des financements, en particulier au travers du FEM.

 

Les Etats africains ont également décidé:

-          "la constitution d'une Alliance continentale et intercontinentale sur le climat entre l'Afrique et les autres régions du monde", qui sera "une plateforme de dialogue, d'échanges et de partenariats durables dans l'objectif d'instaurer une bonne gouvernance environnementale".

-          la mise en place d'une Task Force ministérielle sur les changements climatiques en soutien aux négociateurs africains dans le cadre des échéances à venir, notamment Copenhague 2009.

-          l'adoption d'un plan triennal contenant des projets opérationnels à court et moyen termes relatifs au développement des énergies durables, à la lutte contre la dégradation des terres, à la gestion durable du patrimoine forestier.

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