30 Janvier 2009
Le réacteur nucléaire de 3ème génération EPR, en cours de construction en Finlande et en France, a été développé à partir d'une technologie franco-allemande, au lendemain de l'accident de Tchernobyl qui a conduit à réviser toute l'approche de la sûreté nucléaire.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé la construction d'un deuxième réacteur de ce type à Penly (Seine-Maritime) alors même que celui de Flamanville (Manche) n'est pas encore achevé.
L'EPR, dont le projet a été lancé en 1992, a été développé par le groupe nucléaire français Areva et l'allemand Siemens.
Conçu pour une durée de vie minimale de 60 ans, l'EPR ("European Pressurised water Reactor") utilise une technique déjà éprouvée, celle des réacteurs à eau sous pression, les plus répandus dans le monde.
Plus puissant (1.650 mégawatts), il offre un meilleur rendement (35% de plus) que les réacteurs à eau sous pression actuels.
Selon ses concepteurs, il consomme, à production constante, 17% de combustible de moins qu'un réacteur de 1.300 MW et génère 30% de déchets radioactifs en moins.
La sécurité a été renforcée avec la multiplication des systèmes de sauvegarde chargés de refroidir le cœur du réacteur en cas de défaillance et la mise en place d'une coque de protection en béton censée résister à la chute d'un avion.
Une cuve en béton, appelée "cendrier", a aussi été aménagée pour confiner la matière radioactive en cas de fusion du cœur.
Le premier chantier de construction d'un EPR a été lancé en Finlande en 2005 et doit s'achever en 2012, avec plus de trois ans de retard sur le calendrier initial.
En France, le chantier de l'EPR de Flamanville a commencé en décembre 2007. Il doit être mis en service en 2012.
Areva a remporté un contrat de fourniture de deux EPR à la Chine (Taishan 1 et 2) en novembre 2007.
Enfin, Areva, Total et Suez ont également annoncé la signature d'un partenariat pour en vendre deux autres aux Emirats arabes unis.
A plus long terme, les experts d'une dizaine de pays planchent sur un réacteur de quatrième génération, qui pourrait réutiliser le même combustible quasiment à l'infini. Son déploiement industriel n'est cependant pas prévu avant 2040.