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Yves Jégo retourne en Guadeloupe dans quelques heures avec des solutions

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo, qui a quitté dimanche soir la Guadeloupe pour des consultations à Paris, a assuré lundi matin qu'il reviendrait dans quelques heures sur l'île avec "des solutions" pour tenter de mettre fin à la grève générale entamée le 20 janvier.

"Je reviens dans les heures qui viennent et à partir de ce moment-là nous pouvons débloquer la situation avec des solutions sérieuses, durables", a déclaré M. Jégo sur Europe 1.

Il doit rencontrer à Paris le Premier ministre François Fillon et sa ministre de tutelle Michèle Alliot-Marie.

Alors que son départ précipité a provoqué l'émoi, M. Jégo a déclaré qu'il était revenu en métropole "comme ambassadeur des souffrances de la Guadeloupe" et "pour voir comment soutenir (son) économie pour qu'elle puisse faire face à ses difficultés".

Il a appelé "chacun à reprendre un peu son calme".

"Il faut que nous fassions des montages techniques" en liaison avec Bercy et Matignon "ça nécessite quelques heures de travail", a-t-il précisé.

Il fait valoir que depuis son "installation" il y a une semaine à la Guadeloupe, "des réponses" avaient été apportée à 132 des 133 revendications du LKP, le collectif "contre l'exploitation outrancière", réunissant syndicats, partis et associations, à l'origine de la grève générale.

Après les mesures sociales, nous "devons apporter une réponse à l'économie aux entreprises", a-t-il dit.

"Je vais passer mon temps" à Paris "à formater cette solution et rentrer au plus vite en Guadeloupe", a ajouté le secrétaire d'Etat.

"Nous n'allons pas payer pour les entreprises mais nous allons soutenir les entreprises qui négocient librement avec les syndicats. Ce n'est pas à l'Etat à déterminer le montant des salaires ou le montant des négociations", a-t-il également expliqué.

Un pré-accord avait été conclu dimanche matin entre le LKP et le patronat guadeloupéen, après 20 heures de négociations non-stop sur des augmentations des bas salaires, le patronat réclamant une aide de l'Etat pour les assurer.

M. Jégo a indiqué que l'Etat va "apporter des réponses notamment sur le soutien aux charges", "accélérer la mise en place de zones franches d'activités" en Outre-mer.

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