Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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De moins en moins de médecins, de plus en plus mal répartis

Le nombre de médecins va sensiblement diminuer dans les prochaines années, mais plus encore que la question des effectifs, les pouvoirs publics doivent résoudre le problème de leur mauvaise répartition, à l'origine de "déserts médicaux".

 

+ Moins de médecins:

Quelque 208.000 médecins en 2007, dont plus de la moitié libéraux : avec 327 médecins pour 100.000 habitants, la France a une densité médicale au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE (289 en 2004).

C'est le nombre le plus important de médecins qu'ait connu le pays, mais la donne va changer du fait notamment du nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine - le numerus clausus -, passé de 8.000 dans les années 1970 à environ 3.500 dans les années 1990 (il a depuis été relevé et devrait à nouveau atteindre 8.000 en 2011).

Selon la Drees (services statistiques des ministères sociaux), le nombre de médecins chutera de près de 10% d'ici 2019 alors que les besoins de la population vont croître, du fait notamment de son vieillissement. Il se redressera ensuite, mais la densité médicale chutera à 292 médecins pour 100.000 habitants d'ici 2030.

 

+ Mal répartis:

"Plus que par une insuffisance de praticiens, la France se caractérise par leur inégale répartition", a souligné la Cour des Comptes en 2007.

Pour 100.000 habitants, la densité de généralistes est en moyenne de 100 en France (chiffres 2004), mais descend à 75 en Seine-Saint-Denis pour atteindre 136 dans les Pyrénées-Orientales. Chez les spécialistes libéraux, la densité va de 34 en Lozère à 244 à Paris.

Les médecins, libres de choisir leur lieu d'installation, préfèrent de manière générale le Sud au Nord, les villes à la campagne, et les centres-villes aux périphéries. Certaines régions comme le Centre et la Picardie sont particulièrement mal loties, mais les inégalités s'observent au sein même des régions.

Selon la Drees, les inégalités vont rester très marquées d'ici 2030, mais avec des équilibres bouleversés. Ainsi, le Languedoc-Roussillon, actuellement bien doté, verrait sa densité médicale chuter de 30%, tandis que celle de l'Auvergne augmenterait sensiblement.

Le nombre de médecins en zone rurale diminuerait de plus de 25% et celui de ceux exerçant en couronne péri-urbaine de plus de 10%.

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