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Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Cabillaud: les pêcheurs du Nord réclament une nouvelle hausse des quotas

Les artisans-pêcheurs de la région Nord Pas-de-Calais, qui bloquaient mardi les ports de Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque, réclament une hausse des quotas de cabillauds, pourtant déjà augmentés de 30% cette année par rapport à 2008.

Depuis l'année dernière, les côtes du nord de la France connaissent une forte concentration de cabillauds, explique-t-on au ministère de la Pêche qui précise que ce phénomène a lieu en général tous les dix ans.

Pour cette raison, le gouvernement français a demandé une augmentation des droits de pêche de 30% de cabillauds pour 2009 après avoir déja obtenu 25% de plus en juin 2008.

Déjà l'an dernier, les pêcheurs du Nord-Pas-de-Calais avaient multiplié pendant plusieurs mois les actions pour demander une hausse de leurs quotas.

Pour répartir au mieux les quotas, des droits de pêche trimestriels ont été établis pour 2009. Les pêcheurs sont autorisés à capturer près de la moitié de leurs quotas (40%) au cours du premier trimestre (janvier à mars) puis 20% pour chaque trimestre suivant.

Selon le ministère, les chalutiers ou les fileyeurs du Nord-Pas-de-Calais ont déjà dépassé leurs quotas du premier trimestre avant la fin mars et même pour certains les quotas qui courent jusqu'à fin juin (60%)

"On est obligés de leur imposer une discipline collective qu'ils n'arrivent pas à se fixer eux-mêmes", a-t-on ajouté de même source. "Si on les laisse continuer à pêcher, ils vont aller manger la part des autres, celle des Normands ou des Bretons".

Pour la sole, Dunkerque est le principal port concerné. Les quotas sont fixés à 180 tonnes pour 25 navires, soit 6 à 7 tonnes chacun. Selon le ministère, les quotas sont aussi dépassés. Principale raison, "trop de bateaux pour un trop petit quota", selon le ministère.

Chaque année les quotas sont réactualisés à Bruxelles pour tenir compte à la fois de la reconstitution des stocks de poissons et de la poursuite de l'activité des pêcheurs.

Dès l'annonce du blocage des ports français, la Commission européenne a déclaré qu'il n'était pas possible de modifier ces quotas négociés tous les ans sur la base de propositions de la Commission.

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