Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
4 Mai 2009
Le malaise du monde pénitentiaire, exprimé à travers le mot d'ordre de "blocage progressif" lancé par les principaux syndicats de surveillants se reflète aussi dans les chiffres de la surpopulation, des suicides et dans les rapports officiels sur l'insécurité.
- SURPOPULATION : il y avait au 1er avril 63.351 détenus pour seulement 52.535 places disponibles dans les quelque 200 prisons françaises. Un pic historique a été atteint le 1er juillet 2008 avec 64.250 détenus.
Le taux de densité carcérale, actuellement de 120,5% (102% en moyenne dans les 47 Etats du Conseil de l'Europe), révèle une surpopulation récurrente.
"Ces situations engendrent sans aucun doute des situations d'attente et de frustrations", note le Contrôleur général des prisons dans son rapport 2008. Cela pèse sur l'état psychologique des détenus et de ceux qui les surveillent.
- SUICIDE : 115 détenus se sont donné la mort en 2008, un nombre en augmentation par rapport à 2007 (96) et 2006 (93), une hausse en proportion de celle du nombre de détenus sur cette période, selon l'Administration pénitentiaire (AP) qui refuse désormais de fournir des chiffres. Il y a eu dix fois plus de tentatives de suicide (1.200) selon le Contrôleur général Jean-Marie Delarue.
Depuis début 2009, l'association Ban public a recensé "52 suicides et morts suspects". Les syndicats dénombrent entre 45 et 50 suicides parmi les détenus et dix chez les surveillants.
Le taux français de 17 suicides pour 10.000 détenus est "le double de celui de l'Allemagne ou la Grande-Bretagne et le triple de celui de l'Espagne", selon des statistiques du Conseil de l'Europe.
- INSECURITE : "les prisons sont des lieux de violence et de crainte", note Jean-Marie Delarue qui cite notamment l'insécurité dans les douches ou les cours de promenade qualifiées de "zones de non droit".