9 Mars 2007
À la sortie, le candidat UMP annonce une nouvelle que les sarkozystes annonçaient depuis des semaines : "Simone Veil m'a dit sa volonté de soutenir ma candidature et de prendre toute sa part à la campagne. C'est un élément important sur le plan personnel. Elle m'honore de son amitié et de son affection depuis 1993.'" Présidera-t-elle son futur comité de soutien ? Sarkozy écarte, pour l'instant, cette perspective. "Ce que nous voulons, c'est parler au peuple français dans son ensemble, sans intermédiaire", corrige-t-il. Dans son entourage, on évoque plutôt un rôle de "fédératrice" des comités de soutien locaux. Debout à côté du ministre-candidat, Simone Veil exprime ensuite son "admiration" et son "amitié" pour le candidat. Mais très vite, l'ancien ministre de Valéry Giscard d'Estaing et d'Édouard Balladur ne fait pas mystère de son objectif. "Je continue à appartenir au centre, mais au centre qui existe au sein de l'UMP. Le véritable centre est là", assure-t-elle. La charge contre François Bayrou est brutale. Un homme qu'elle n'aime pas depuis les européennes de 1989. Elle tient Bayrou responsable de sa médiocre performance (un peu plus de 8 %). "Il ne représente pas du tout le centre. Il ne représente que lui-même", assène-t-elle. Interrogée sur le score élevé du candidat UDF dans les derniers sondages, elle lance cette mise en garde : "Il propose quelque chose qui n'est pas viable (...). Si on veut véritablement gouverner, il faut avoir des engagements sur des projets politiques, c'est ça la démocratie." Le porte-parole Xavier Bertrand a démenti que l'engagement de Simone Veil serait un "scud" anti-Bayrou.
Retour à la case politique pour Simone Veil. Délivrée de son devoir de réserve en tant que membre du Conseil constitutionnel, l'ex-ministre UDF est entrée de plain-pied dans la campagne présidentielle. Après neuf années de silence, Simone Veil s'est rendue hier au QG de la campagne UMP pour déjeuner en tête-à-tête avec Nicolas Sarkozy.
VIDEO DE NICOLAS SARKOZY ET SIMONE VEIL: cliquez sur l'image