12 Mars 2007
"Je suis aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy pour défendre les idéaux de notre famille politique et pour que le choix des Français soit le plus éclairé possible", a déclaré le Premier ministre au lendemain de l'annonce par le président Jacques Chirac qu'il ne se représenterait pas à un nouveau mandat. Et la raison de son soutien est simple "Je serai à ses côtés parce que c'est l'idéal politique de ma famille politique, c'est mon engagement. Nous avons été ensemble au gouvernement, nous serons ensemble dans cette bataille", a-t-il ajouté.
Dominique de Villepin a officiellement apporté son soutien au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle en assurant ce matin sur Europe 1, que les deux hommes seraient "ensemble dans cette bataille".
Ces dernières semaines, M. de Villepin avait déclaré qu'il ne se prononcerait pas en faveur d'un candidat avant que M. Chirac ne se soit exprimé sur ses propres intentions.
: "Dans ma famille politique, à la fois l'action, l'expérience ont façonné Nicolas Sarkozy (...) Tout ceci aujourd'hui le place dans une situation qui lui permet d'habiter cette fonction" présidentielle, a ajouté le chef du gouvernement qui a longtemps eu des relations très tumultueuses avec le ministre de l'Intérieur. M. Sarkozy, qu'il a rencontré dimanche à Matignon, est "dans cette sérénité, dans cette volonté d'assumer cette part de solitude qui fait partie d'une campagne électorale et qui permet la métamorphose d'un candidat en un président de la République", a-t-il insisté. Selon M. de Villepin, qui a estimé que le moment "est arrivé" pour lui de soutenir M. Sarkozy, les Français doivent "se poser aujourd'hui la question simple" de savoir, parmi les candidats, "quel est celui ou celle qui incarnera le mieux notre pays, qui représentera le mieux notre pays, qui a l'expérience, qui a été façonné par l'action, par la vie et qui a donc la capacité de relever ce défi". "Villepin pouvait avoir des ambitions aussi" Nicolas Sarkozy, qui était au même moment l’invité de France Inter, s’est dit «très sensible» au ralliement du premier ministre. «Il a conduit les deux campagnes victorieuses de Jacques Chirac en 1995 et 2002, il a une grande expérience. C'est pour moi quelque chose d'important, et j'imagine que pour lui c'est un choix personnel qui est digne», a-t-il commenté.
Et le candidat de l’UMP de rendre hommage au premier ministre : «Dominique de Villepin pouvait avoir des ambitions aussi, et ça n'est pas manquer de respect aux gens que de prendre en compte cette ambition», mais, poursuit-il, «il y a eu une concurrence, une compétition, et il y a un moment où il faut qu'il y en ait un qui soit candidat».