Un Républicain de Guingamp
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Nicolas Sarkozy à Lorient

medium_DSC00153.JPGArrivée des autocars de Guingamp - l'excitation règne... les militants ont eu deux heures devant eux pour se préparer à ce meeting tant attendu !

 

 

 

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Fébrilité à la sortie du car - Des jeunes, enthousiastes à l'idée d'assister à cette réunion publique

 

 

 

 

 

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Marseillaise avec les élus locaux et les candidats aux législatives des Côtes-d'Armor au complet entourant Nicoals Sarkozy. Au premier plan, Marie-Elisabeth Bague, Alain Cadec et Marie-Dominique Furet. Derrière, Marc Le Fur et Michel Vaspart.

 

 

  

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 Buffet campagnard au "Vinocrate" à Lorient - dîner entre amis avant de reprendre la route et de rentrer à Guingamp

 

 

 

 

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 Marie-Elisabeth trinque avec Pascal, son suppléant 

 

 

 

 

 

Lire le discours : cliquez ici

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Nicolas Sarkozy a justifié mardi soir la "colère" des marins-pêcheurs "qui ne veulent pas mourir", par opposition à la "violence gratuite" des "fraudeurs et des voyous", qu'il a de nouveau condamnée.

"Je ne veux pas d'une politique qui sacrifierait délibérément les pêcheurs et qui serait indulgente avec les voyous", a lancé le candidat de l'UMP devant plusieurs milliers de personnes dans la banlieue de Lorient, dans le Morbihan - un public tout acquis à la cause des marins et des pêcheurs.

"Une telle politique, deux poids deux mesures, serait immorale", a-t-il ajouté. "Je ne veux pas d'une politique qui laisserait ceux qui travaillent dur, ceux qui perpétuent une culture du courage, de la solidarité et de l'honneur et, dans le même temps, une politique qui s'apitoierait sur les fraudeurs, les tricheurs et les trafiquants. Pas deux poids, deux mesures."

En février 1994, le Parlement de Bretagne, un bâtiment historique, avait été incendié à Rennes, à la suite de violentes manifestations de marins-pêcheurs.

Une semaine après les violences et les actes de vandalisme déclenchée par le contrôle d'un resquilleur à la gare du Nord, à Paris, l'ex-ministre de l'Intérieur a cependant clairement établi une distinction entre les deux types de violence.

"Chez les marins on ne fraude pas, chez les marins on ne triche pas. Ici, quand on manifeste, quand on a recours à la violence, ce n'est pas pour se distraire, ce n'est pas pour nuire à autrui, c'est parce qu'on est profondément désespéré et qu'on pense qu'on n'a plus de recours", a-t-il dit.

"Aucune violence n'est acceptable dans la République mais je ne mets pas et je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Parce qu'un pêcheur qui ne veut pas mourir, ce n'est pas un fraudeur et ce n'est pas un voyou."

Le candidat de l'UMP dont le discours a été abondamment ponctué par de vigoureux applaudissements, a promis de se battre à Paris, à Bruxelles et "partout où il le faudra" pour défendre les marins-pêcheurs français, pénalisés selon lui par rapport aux pêcheurs espagnols et d'autres nations dans le monde.

GASPILLAGE "IMMORAL"

Il a en revanche promis qu'il n'aurait "aucune indulgence envers les fraudeurs et les truqueurs" et s'en est de nouveau pris à ses adversaires, dont la candidate socialiste Ségolène Royal, et à leur attitude après les incidents gare du Nord.

"J'ai été scandalisé que certains, dans les médias, parmi les intellectuels, parmi la classe politique, aient pu laisser entendre que la responsabilité des récentes émeutes de la gare du Nord était imputable à la police, au prétexte qu'elle avait osé interpeller un fraudeur", a-t-il dit.

"Cette attitude est indigne de gens qui prétendent exercer des responsabilités dans la politique, dans l'économie et dans la société", a-t-il poursuivi. "Cette attitude est désastreuse pour l'esprit civique. Cette attitude est irresponsable de la part de candidats à la présidence de la République."

medium_07_04_04_-_Ouest_France_-_Meeting_Lorient.jpgNicolas Sarkozy, qui a consacré une grande partie de son discours à ce thème a également jugé "immoral" le "gaspillage de l'argent public" et élargi son propos à "l'assistanat".

"Quand l'assistanat paie plus que le travail, quand la fraude reste impunie, quand l'argent public est détourné ou gaspillé, alors on démoralise la France qui travaille, qui se demande à quoi bon travailler si les autres peuvent s'exonérer des règles qui nous sont imposées", a-t-il dit.

"En gaspillant l'argent public, on gaspille la peine du travailleur", a ajouté le président de l'UMP. "L'argent public, c'est de l'argent sacré."

Là encore, Nicolas Sarkozy a multiplié les clins d'oeil à l'adresse des marins et des pêcheurs, souvent confrontés à de graves difficultés économiques et sociales.

"Je trouve injuste qu'on laisse courir la fraude et le gaspillage et que l'on ne fasse rien pour sauver le régime de retraite des marins, qui risquent leur vie tous les jours", a-t-il ainsi lancé. "Je veux être le président qui fera la réforme des régimes spéciaux (de retraite) et qui permettra en même temps aux marins d'avoir une meilleure retraite, qui permettra à leurs veuves de vivre décemment."

Plus tôt dans l'après midi, Nicolas Sarkozy s'était rendu à Ploemeur en visite au centre de rééducation fonctionnelle où il s'est prononcé en faveur d'un nouveau droit "opposable" pour contraindre les établissements scolaires "normaux" à accueillir les enfants handicapés.

medium_Sarkozy_handicap.jpgLe candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, s'est prononcé pour "un droit opposable à la scolarité" pour les élèves handicapés, à l'occasion d'une visite au centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape à Ploemeur, près de Lorient (Morbihan).

"Je ferai le droit opposable à la scolarité en milieu normal pour chaque famille ayant un enfant handicapé, dans les deux ans qui viennent", a déclaré M. Sarkozy aux journalistes à sa sortie du centre de rééducation.

"La place des enfants ayant un handicap, c'est dans les collèges, les lycées, les grandes écoles, les universités", a déclaré M. Sarkozy, qui a estimé qu'accueillir un handicapé était "une chance" pour une école ou une entreprise.

M. Sarkozy s'est également prononcé pour "des quotas" de logements pour handicapés pour les offices HLM, des logements "adaptés" qui soient "prévus au moment de la construction", a-t-il déclaré.

Dans sa visite au centre, que seul un journaliste était autorisé à suivre, M. Sarkozy a brièvement salué quelques personnes en rééducation et des membres du personnel, qui lui ont notamment présenté les efforts faits pour réinsérer les personnes handicapées dans une vie autonome.

Le candidat UMP s'est ensuite adressé à des résidents et au personnel au foyer de l'établissement, expliquant que l'aide apportée aux handicapés n'était pas une question de "charité" ou de "solidarité", mais "d'utilité" pour la société.

Un handicapé qui se bat pour s'intégrer donne "une leçon de vie" aux autres, a-t-il notamment estimé.

La veille, Nicolas Sarkozy était en visite en Ille-et-Vilaine. Regarder le reportage sur son intervention dans une usine : cliquez ici

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