Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
11 Avril 2012
Claude Allègre, ex-ministre PS, explique dans Le Point publié jeudi qu'il votera Nicolas Sarkozy pour sa "supériorité écrasante" sur François Hollande en matière de "courage" ou de "volonté de réformer".
Dans une longue tribune, le scientifique n'épargne pas l'ancien Premier secrétaire du PS.
Sa revendication d'une expérience du pouvoir vu sa proximité avec Lionel Jospin ? "Une exagération", juge M. Allègre, qui fut proche du Premier ministre socialiste. "Il a été une sorte de directeur de cabinet bis".
"Je me souviens de ses interventions. Le regard toujours fixé sur les sondages de popularité, il multipliait les conseils de prudence à l'égard de toute réforme", accuse l'ex-ministre de l'Éducation. "Il s'est opposé vigoureusement à la réforme des retraites que voulait absolument faire Jospin".
Il lui reproche de ne connaître ni la Chine, ni l'Inde, ni l'Amérique du sud. "La Corrèze plutôt que le Zambèze, c'est un peu court", grince M. Allègre à propos du député de Tulle.
"Hollande me semble bien être l'homme du consensus mou sans épine dorsale", accuse-t-il.
"Si on parle d'énergie, de courage, de détermination, d'ardeur au travail, d'ouverture aux idées nouvelles, de volonté de réformer, d'expérience internationale, personne ne contestera la supériorité écrasante de Nicolas Sarkozy", tranche M. Allègre, même s'il juge qu'il a montré au début de son quinquennat "trop d'arrogance, de certitudes dans l'ultralibéralisme, de brutalité dans les annonces".