Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
17 Février 2012
François Fillon a à son tour accusé vendredi sur RTL le candidat socialiste, François Hollande, de mentir et l'a décrit comme "un conservateur" et comme le "défenseur des acquis".
Le président Nicolas Sarkozy a accusé jeudi le candidat socialiste François Hollande de "mentir matin et soir" aux Français, lors de son premier meeting de campagne à Annecy (Haute-Savoie).
"C'est malheureusement vrai" que M. Hollande ment, a renchéri le Premier ministre vendredi matin sur RTL.
"J'entendais encore hier (jeudi) François Hollande dire qu'on avait fait 70 milliards d'euros de cadeaux aux plus riches: personne n'est capable de documenter cette affirmation, c'est juste un mensonge!" a lancé M. Fillon. "Quand on demande aux socialistes où sont ces cadeaux, ils mettent pêle-mêle la taxe professionnelle, comme si c'était un cadeau aux plus riches, la TVA sur la restauration, comme si c'était un cadeau aux plus riches, les heures supplémentaires...", a-t-il énuméré.
"Quand on veut être président de la République, on ne peut pas baser sa campagne sur des mensonges".
M. Fillon a également souligné que "la tradition du Parti socialiste est d'être toujours très à gauche dans l'opposition et plutôt libéral au pouvoir, sur les retraites, les privatisations..."
Il a décrit M. Hollande comme le candidat qui "ne propose que de conserver les choses en l'état". "C'est un conservateur, le défenseur des acquis", a-t-il déclaré.
M. Fillon a par ailleurs assuré qu'il n'avait aucun problème avec la tonalité du début de campagne de M. Sarkozy. "On parle avec le président de la République plusieurs fois par jour de la campagne", a-t-il assuré, ajoutant qu'il ne s'occuperait pas, contrairement à 2007, du programme.
"Aujourd'hui, il faut trouver des gens qui ont un esprit plus libre que moi, qui ai gouverné pendant cinq ans", a expliqué le chef du gouvernement.
"La seule chose que je dis, c'est que la question du retour à l'équilibre n'est pas technique mais fondamentale", a souligné M. Fillon.
Avec le chef de l'État, "on a des débats ensemble", a-t-il poursuivi. "On est différent et chacun l'avait remarqué", a-t-il conclu.