28 Septembre 2009
Le système d'orientation scolaire français, très segmenté, est souvent critiqué pour la logique de sélection qu'il met en oeuvre vis-à-vis des 12 millions d'élèves en France, dont 5,5 millions de collégiens et lycéens.
Le système d'orientation "doit être revu de fond en comble", indiquait en juillet le Livre vert de la Jeunesse établie par la Commission Hirsch.
Malgré une multitude de rapports dénonçant les carences du système d'orientation, et des progrès réalisés notamment par l'organisme public Onisep (Office national d'information sur les enseignements et les professions) pour une individualisation de l'accompagnement des jeunes, "la logique de sélection continue de guider le processus d'orientation scolaire", dénonçait en octobre 2008 le Conseil économique, social et environnemental dans un rapport.
Ainsi, "les élèves en difficulté font l'objet d'une orientation que l'on peut qualifier de subie au sens où leurs résultats scolaires les conduisent dans des filières qu'ils n'ont pas choisies et font figure de voies de relégation", critiquait le rapport.
En mai, le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), soulignait pour sa part la "complexité" du système français, segmenté par publics (jeunes, salariés, demandeurs d'emploi..), plus ou moins décentralisé, et impliquant divers réseaux associatifs.
Le système, un "maquis" selon le conseil économique et social, inclue notamment 574 centres d'information et d'orientation (CIO) dépendant des rectorats pour les scolaires, 115 centres pour les étudiants (SCUIO), 1.500 Points et bureaux information jeunesse dépendant du ministère de la Jeunesse.
Mais aussi, selon le recensement effectué par le Cereq, les 486 Missions locales dans les communes, 119 "Cap emploi" pour les handicapés, 22 centres d'orientation de l'Afpa (formation professionnelle pour adultes), ou encore un millier de sites d'accueil rattachés aux chambres des métiers et d'agriculture et aux chambres de commerce.