Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Le chiffrage et le financement du programme de Nicolas Sarkozy

Le candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy a évalué jeudi à 9,5 milliards d'euros le coût de ses promesses électorales et exposé la manière dont seraient financés ces projets ainsi que l'effort pour revenir à l'équilibre des finances publiques en 2016.

 

RETOUR À L'EQUILIBRE BUDGETAIRE

Le candidat a réaffirmé son engagement sur un retour en 2016 à l'équilibre des finances publiques, qui comprennent les comptes de l'État, des collectivités locales et de la Sécurité sociale.

Cet objectif requiert un effort de 115 milliards d'euros, qu'il s'est engagé à partager entre "75 milliards d'économies sur les dépenses et 40 milliards de recettes supplémentaires, d'ici 2016".

Sur ce total, 32 milliards de recettes ont été votées et "les réformes mises en œuvre sécurisent" 39 milliards d'économies de dépenses, a affirmé M. Sarkozy. Il reste donc 44 milliards d'euros à documenter, qui se partagent en 8 milliards de recettes et 36 milliards d'économies, a-t-il précisé.

 

DES MESURES NOUVELLES POUR UN COUT DE 9,5 MILLIARDS D'EUROS Ce coût se partage entre 5,5 milliards de manque à gagner en recettes et 4 milliards de dépenses.

*** Manque à gagner:

-          4 milliards d'allègement de charges sociales salariales sur les bas salaires

-          0,4 milliard d'exonérations de charges pour l'embauche d'un senior

-          0,3 milliard pour le principe "zéro chiffre d'affaires - zéro charge" appliqué aux travailleurs indépendants

-          0,2 milliard pour la suppression du privilège du Trésor public

-          0,45 milliard pour 250.000 alternants de plus

-          0,07 milliard pour les exonérations de charges Outre-Mer

 

*** Dépenses:

-          1 milliard pour la création de 200.000 solutions de garde supplémentaires

-          0,75 milliard pour 24.000 places de prison supplémentaires

-          0,7 milliard pour la réforme de la dépendance

-          0,3 milliard pour le programme de rénovation urbaine 2

-          0,1 milliard pour la mise à disposition de bureaux pour les enseignants

-          0,2 milliard pour le soutien scolaire aux élèves en difficulté

-          0,5 milliard pour sept heures de travail obligatoires pour les bénéficiaires du RSA

-          0,1 milliard pour la caution universelle de prêts aux jeunes

-          0,05 milliard pour le fractionnement du congé parental jusqu'aux 18 ans de l'enfant

-          0,2 milliard pour le développement de l'alternance dans la fonction publique d'Etat

-          0,15 milliard pour le doublement du nombre de personnes au service civique

 

LE FINANCEMENT

L'effort de 53,5 milliards restant à sécuriser, soit les 44 milliards de redressement budgétaire plus les 9,5 milliards de promesses, doit être réalisé pour 75% par des économies sur les dépenses publiques (40 milliards) et pour 25% par des recettes nouvelles (13,5 milliards).

*** Économies sur les dépenses:

-          7 milliards sur les dépenses de personnel de l'État et des collectivités territoriales

-          16 milliards sur les dépenses de fonctionnement et d'intervention de l'État et les transferts qu'il verse aux collectivités territoriales

-          3 milliards par la stabilisation de la contribution au budget de l'Union européenne

-          13 milliards d'économies entre 2013 et 2016 dans l'assurance maladie

-          1 milliard sur la réforme du RSA

*** Recettes supplémentaires:

-          2,5 milliards sur la suppression de la prime pour l'emploi

-          1,5 milliard sur l'augmentation de la fiscalité sur les dividendes

-          3 milliards d'imposition minimale sur les grands groupes

-          0,5 milliard de taxe sur les exilés fiscaux

-          0,5 milliard par l'application d'impositions auxquelles échappent actuellement les sociétés du secteur de l'internet

-          3 milliards par l'augmentation du rendement de la taxe sur les transactions financières

-          1 milliard de réductions de niches fiscales

-          1,5 milliard par la lutte contre la fraude fiscale

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