24 Janvier 2010
Les fichiers nationaux automatisés des empreintes digitales et des empreintes génétiques, avec respectivement 3,4 millions et 1,3 million de traces, alimentés chacun quotidiennement d'un millier de fiches nouvelles, ne cessent de grossir, constituant une "aide à l'enquête efficace", selon policiers et gendarmes.
Celui des empreintes génétiques (FNAEG), créé le 17 juin 1998 pour recueillir l'ADN des "condamnés définitifs pour agressions sexuelles" a vu sa saisine étendue par la loi de sécurité intérieure (LSI) du 18 mars 2003.
Sont ainsi concernés les crimes et délits d'atteintes aux personnes (y compris traite des êtres humains et proxénétisme), ceux liés aux stupéfiants, ou relevant de l'association de malfaiteurs, ainsi qu'aux recels et blanchiments. S'y ajoutent les crimes et délits d'atteintes aux biens, aux "intérêts fondamentaux de la Nation" (terrorisme, fausse monnaie), ainsi que pour les affaires de détention d'armes ou de munitions de guerre.
Les profils insérés sont de deux origines : prélèvements effectués sur les personnes mises en cause dans les affaires concernées (elles peuvent refuser, mais encourent une sanction), et traces génétiques relevées sur les scènes de ces crimes et délits.
Il contient, au 1er janvier, 1.386.083 empreintes, traces encore anonymes ou d'individus identifiés, soit 39,30% de plus que l'année précédente, contre 3.224 seulement en 2002, selon la direction générale de la police nationale (DGPN).
Au 1er janvier, il avait effectué 65.373 rapprochements permettant la résolutions d'affaires diverses, selon la même source, contre 45.928 un an plus tôt, soit une augmentation de 42,34%.
Par exemple, l'analyse des traces ADN recueillies sur un bas en nylon utilisé comme masque lors de cinq braquages de supermarchés de la région rouennaise a permis l'interpellation de leurs quatre auteurs.
Plus ancien (1982), le fichier des empreintes digitales (FNAED), comptait au 1er janvier 3.462.966 traces encore anonymes ou d'individus identifiés, soit 12,19% de plus qu'un an auparavant. Il a contribué, en 2009, à la résolution de 9.637 affaires.
Ainsi, l'auteur de la séquestration d'une personne âgée à Paris a été identifié par ses empreintes papillaires qu'il avait laissées sur place après avoir ligoté sa victime.