Un Républicain de Guingamp
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Les mots de Nicolas Hulot sur le monde politique depuis 2007

 

Nicolas-Hulot.jpgDe sa critique d'un monde politique à ses doutes sur une campagne électorale pour laquelle il n'est "pas sûr d'être armé": le regard de Nicolas Hulot sur un univers qu'il a jusqu'à présent tenu éloigné de lui.

 

- 22 janvier 2007 - Il annonce qu'il ne sera pas candidat à la présidentielle:

  • Il défend son "pacte écologique" comme "l'affirmation de la lassitude envers un monde politique trop prompt à l'affrontement, où la consigne préempte souvent la conscience".
  • "Ce monde où l'on s'obstine à exalter nos bas instincts, à dénoncer nos faiblesses, nos incohérences, pour mieux nous diviser, plutôt qu'à faire jaillir et valoriser ce que nous avons de beau et d'utile en nous et de nous rassembler sur ces énergies positives".

 

- 28 mars 2007 - Il dit ne rien regretter de son choix:

  • "J'ai réellement été tenté d'être candidat pendant deux semaines au moment des fêtes. C'était dans ma tête et peu de gens le savaient autour de moi".
  • "J'étais prêt à une candidature d'alerte - je ne le souhaitais pas, mais je l'aurais fait. Mais là, on changeait d'échelle et on n'était pas structuré pour cette perspective: on ne joue pas avec les institutions".

 

- 4 mai 2007 - Il refuse de prendre position pour Royal ou Sarkozy:

  • "En m'alignant au dernier moment sur un camp ou sur un autre, en aliénant ma liberté de jugement et mon indépendance d'action (...), je compromettrais l'universalité et la transversalité de la cause écologique que j'incarne à ma façon".
  • "Mon indépendance constitue mon outil le plus précieux".
  • L'enjeu écologique "se situe politiquement au-delà du champ traditionnel de l'affrontement droite-gauche", même si "à titre personnel, je ne suis pas insensible à ces différences.

 

- 9 janvier 2008 - sur l'utilité d'être hors du gouvernement:

  • "Quand on est au gouvernement, on est dans l'action (...), dans le conflit d'intérêt parfois, mais à l'extérieur, on peut avoir un jugement libre de toute influence".

 

- 15 décembre 2010 - sur les limites du lobbying:

  • "J'ai l'impression (...) que je suis au bout d'un cycle, et ma question c'est comment on peut faire pour aller plus loin, comment je peux à mon petit niveau y participer. J'espère y apporter une réponse prochainement"

 

- 15 décembre 2010 - sur le clivage droite/gauche:

  • "On est dans des schémas politiques qui font que dès qu'on va d'un côté, on se fâche avec l'autre côté de la société. (...) Ce clivage qui fige la société française aujourd'hui est pour moi obsolète car il n'est pas adapté aux enjeux que nous avons".

 

- 16 décembre 2010 - sur l'hypothèse d'une campagne électorale en vue de 2012:

  • "Très sincèrement, j'y réfléchis mais ce n'est pas ma priorité, ce n'est pas mon ambition. Je ne suis pas convaincu d'être armé pour ça".
  • "On a un débat public qui est excessivement violent, il faut avoir un carapace".
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