21 Février 2012
C'est une bataille perdue par Marine Le Pen. Le Conseil constitutionnel valide la publicité des parrainages d'élus nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle.
Le Conseil constitutionnel a décidé ce mardi que la règle imposant de rendre publics les 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle était toujours valable.
La règle de la publicité, inscrite dans la loi organique du 6 novembre 1962 sur l'élection du président de la République au suffrage universel, "ne saurait en elle-même méconnaître le principe du pluralisme", selon la décision communiquée à la presse, qui déboute la candidate du Front national Marine Le Pen de sa demande de rétablir l'anonymat des parrainages.
Selon le juge constitutionnel, "en instaurant une telle publicité, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l'élection présidentielle", et la publicité "est conforme à la Constitution".
Marine Le Pen avait fait valoir qu'en dépit de l'audience de son parti, elle risquait de ne pas pouvoir réunir les 500 parrainages nécessaires, au motif, selon elle, que les maires ne pouvaient pas donner leur signature dans l'anonymat et qu'ils étaient l'objet de pressions.
La présidente du FN affirme disposer d'environ 400 promesses de signatures, sur 42 000 élus habilités à parrainer. Son père, Jean-Marie Le Pen a toutefois déclaré mardi que, "heureusement", la candidate d'extrême droite approche de la barre fatidique des 500.
Christine Boutin, elle-même retirée de la course présidentielle, et Corinne Lepage s'étaient jointes à la réclamation du FN.