17 Septembre 2014
Voici les principaux points des déclarations du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, mercedi au micro d'Europe 1.
LE MAUVAIS CLIMAT POLITIQUE
"Ce climat dont vous parlez d'où vient-il? (C'est) d'abord parce que la France est malade, elle n'est pas bien, il faut nommer la situation dans laquelle on vit".
LE CHOMAGE
"Il y a une fièvre depuis plusieurs années dans ce pays qui s'appelle le chômage de masse" et "il n'y a pas d'autre choix qu'avancer, agir pour réformer l'économie".
"L'impopularité qui est la nôtre, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, c'est une impopularité due au manque de résultats. Pourquoi? Parce que sans doute on n'est pas allé assez fort et assez loin les deux premières années, parce qu'on n'a pas réformé et parce qu'on paye cash, si je puis dire, une décennie perdue".
L'OPPOSITION
"Les parlementaires qu'ils soient de droite ou de gauche qui ne soutiennent pas, il faut les respecter" mais "j'attends de voir ce qu'ils proposent d'autre, je ne l'ai pas entendus".
LE DEFICIT
"Si c'est plus de déficit public, si c'est plus de dépenses, cette recette a été essayée depuis 20 ans".
L'ALLEMAGNE
"Le problème de la France c'est d'abord elle-même (...). Une fois qu'on aura commencé à régler nos problèmes et qu'on aura montré à nos voisins qu'on sait le faire, on peut être exigeant avec eux. L'Allemagne "peut investir davantage et soutenir la demande dans la zone euro" mais "c'est ensemble qu'on fera de grandes choses".
LA REFORME
"Il n'y a pas une grande réforme qu'il faudrait faire dans ce pays et qui va tout résoudre. Il y a une série de petites réformes, de petits déblocages".
LES PROFESSIONS REGLEMENTEES
"Les professions réglementées c'est un tout petit bout de cette réforme pour l'activité de cette loi pour la croissance" qui "sera soumise au Parlement en début d'année prochaine".
"On ne va pas résoudre les problèmes des Français en sacrifiant les notaires ou les pharmaciens. Il ne faut pas raconter d'histoires. Je ne vais pas dire qu'on rendra 6 milliards de pouvoir d'achat aux Français, ce n'est pas vrai, c'est une illusion".
LE MEDEF
"Ce qu'on demande à Pierre Gattaz, c'est de mener une négociation sociale avec les organisations syndicales et d'obtenir des résultats, pas de faire des commentaires dans la presse"
GREVE A AIR FRANCE
"on ne peut plus accepter qu'un pays soit bloqué par quelques-uns (...). Je pense que la grève doit s'arrêter".