Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
16 Février 2012
Après l'officialisation de sa candidature, mercredi soir, au 20 Heures de TF1, Nicolas Sarkozy se lance aujourd'hui dans sa première journée de campagne. Libéré du protocole et des habits du chef de l'État, le président de la République veut aller au-devant des Français, comme il l'a expliqué hier soir au micro de Laurence Ferrari. Il a choisi de s'envoler ce matin pour Annecy. Au menu : un déjeuner sans caméras avec une poignée de Savoyards, une visite de fromagerie, avant un premier meeting au zénith de la ville où sont attendues plusieurs milliers de personnes. Cette journée marque une nouvelle étape dans la course à l'Élysée.
À moins de 66 jours du premier tour, le match avec François Hollande, son principal adversaire, peut commencer. L'ambiance de ce premier déplacement va donner le ton.
12h15. Nicolas Sarkozy communique par Twitter. «Merci aux 11 millions de Français qui ont regardé mon intervention à la télévision hier soir », écrit-il sur le réseau social, avant d'enchaîner « maintenant place aux déplacements : je veux aller à votre rencontre et échanger avec vous - NS » Le fait que le message soit signé de ses initiales signifie que c'est le chef de l'Etat qui a rédigé le message en personne et non son équipe de campagne.
Bain de foule pour Nicolas Sarkozy à Annecy. À la sortie d'une brasserie, cerné par des dizaines de journalistes et de badauds, le président-candidat prend un bain de foule. Au micro de BFM-TV, il affirme que c'est ce qu'il souhaitait. «Je suis venu écouter ce que (les Français) ont à me dire (...), échanger sans protocole, sans histoire... et essayer de tenir debout», lâche dans un sourire le chef de l'Etat, cerné par les caméras. «J'irai à la rencontre des Français chaque fois que je le pourrai.»
13h20 : La tournée des commerçants de Nicolas Sarkozy. Sarkozy et la «valeur travail».
Nicolas Sarkozy : "André d’Annecy m’a dit : À 35 heures, m’sieur Hollande, vous n’allez pas vous en sortir". Chanceux hasard ? Le chef de l'État rentre dans une charcuterie dont le patron, André, est fan du chef du président. Dans un échange entre les deux hommes, le commerçant évoque de façon précise quelques-unes des mesures économiques et fiscales que Nicolas Sarkozy a mises en place pendant son quinquennat. Au centre de la conversation, un de ses grands thèmes : le travail. "Si je ne travaillais que 35 heures, j'aurai fini ma semaine au bout de deux jours» explique le commerçant. Une aubaine pour Nicolas Sarkozy : "Quand je le rencontrerai (NDLR François Hollande), je lui dirai de la part d'André d'Annecy, 35 heures c'est pas possible", ironise-t-il.
Interrogé par BFM-TV sur le choix de la Savoie pour son premier déplacement de candidat, le chef de l'État répond : "J’adore le département, parce les montagnes sont absolument magnifiques (...) Non seulement vous avez des montagnes, mais vous avez des lacs, je les connais tous. (...) Et les habitants de ce département, ils ont toujours travaillé beaucoup, c’est la caractéristique de la région Savoie."
Après «André» le charcutier, le candidat fait escale dans une poissonnerie d'Annecy. La première journée de campagne de Nicolas Sarkozy doit se poursuivre par un déjeuner avec des Savoyards, la visite d'une fromagerie, avant son premier meeting.
«Il n'y a pas de candidat de droit divin.» Aux journalistes qui l'interrogent sur la difficulté d'être président et candidat, Nicolas Sarkozy assure : "On doit être candidat comme les autres, mais le faire à sa manière, pas toujours dire du mal." Nouveau tacle contre François Hollande qui mardi soir n'a eu de cesse, lors de son deuxième meeting de campagne, d'ironiser sur la candidature du chef de l'Etat. Affirmant qu'il y a «beaucoup de joie» à être candidat, Sarkozy souligne qu'il n'y a "pas de candidat de droit divin, obligatoire, automatique".
"Cela fait du bien de voir des gens, pas seulement de dire du mal", attaque Nicolas Sarkozy, alors qu'il se confie à quelques journalistes. "Pas obligé de dire du mal tout le temps", martèle-t-il en ciblant François Hollande toujours sans le citer. "Je plains beaucoup les candidats qui ne font campagne qu’en disant du mal. Ils ne doivent pas être très épanouis à la fin de la journée", insiste Sarkozy en répondant aux journalistes.