28 Juin 2010
Les risques spécifiques du feu dans les tunnels, mis en évidence par l'incendie du tunnel du Mont-Blanc qui a fait 39 morts en 1999, sont pris particulièrement au sérieux par les pompiers de Paris qui œuvrent en amont pour la sécurité.
Tunnels routiers:
- Pour les 46 tunnels routiers de plus de 300 m de Paris et de la petite couronne, une campagne de mise aux normes doit s'achever en 2012. Elle prévoit notamment une issue de secours tous les 200 m et un système de désenfumage.
- Pour le projet de couverture du boulevard périphérique, les pompiers de Paris sont conseillers techniques du préfet. "La tunnelisation de ces voies complique nos interventions, avec des problèmes d'accès, et de température qui monte rapidement", explique le commandant David Baty. "Sous terre, un feu peut durer des jours car les véhicules de secours ne peuvent pas approcher", ajoute-t-il.
- Le tunnel de Vaucresson (Hauts-de-Seine), où les deux voies de circulation sont superposées, est interdit aux camions et aux motos. Long de 4 km, il fera à terme 10 km. Le plafond est trop bas pour les véhicules de pompiers normaux, mais le tunnel est équipé d'un dispositif d'aspersion par brouillard d'eau (sprinkler). Chaque entrée est gardée 24h/24 par deux agents chargés de la sécurité. En cas de feu, ils agissent en premier. On envoie, en fonction de l'alerte, 1 à 3 véhicules de pompiers en renfort. A l'entrée du tunnel, les pompiers prennent place sur des engins spéciaux.
Tunnels ferroviaires:
- Les pompiers réalisent une étude sur la ligne de métro n° 1 où des façades de quai (dispositif empêchant de tomber sur les voies) sont en cours d'installation. Le but est de voir comment se propagent les fumées avec ces façades en cas de feu sur les quais ou sur la voie, et si ces façades gênent l'action des pompiers, pour accéder à un train immobilisé entre deux stations.
"On essaie de prévoir tous les cas de figure, on a des échanges avec les pompiers des villes de Londres, Pékin, Munich, Belfast, ville qui a une bonne connaissance des dégâts provoqués par les attentats", explique le colonel Florent Hivert.