"Alors que le droit d'asile a été conçu pour répondre à une situation exceptionnelle, avec un statut particulièrement protecteur, il tend à devenir une voie d'immigration comme une autre, supplantant même l'immigration économique", a affirmé hier devant la commission des Finances la sénatrice (LR) du Val-de-Marne Marie-Carole CIUNTU en présentant son rapport visant à mieux maîtriser les coûts des demandes d'asile.
Elle a estimé ceux-ci, a minima, en y intégrant frais de fonctionnement, accompagnement et hébergement des demandeurs, à environ 1,85 milliard d'euros en 2025.
Pour réduire cette charge sur les finances publiques, Mme CIUNTU propose de réduire tant la durée des délais d'examen des dossiers tant au niveau de l'Ofpra que de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) que la durée de validité des titres de séjour, "à quatre ans pour les réfugiés (contre dix aujourd'hui, NDLR) et deux ans (contre quatre ans, NDLR) pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire, afin de réexaminer le bien-fondé de la protection plus régulièrement".
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