10 Avril 2026
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Le cyclone Chido en décembre 2024, a mis en évidence les fragilités structurelles de Mayotte, conduisant le gouvernement à lancer un processus de reconstruction et de refondation et à faire adopter une loi de programmation le 11 août 2025.
La commission des Lois du Sénat, a créé une mission d'information, portant sur la situation institutionnelle, la justice, la sécurité et l'immigration à Mayotte, mais également à La Réunion, "confrontée à l'émergence de nouvelles menaces, qui planent sur l'ordre public et la cohésion sociale de l'île".
Estimant que le cyclone Chido est une "catastrophe révélatrice des fragilités mahoraises" avec des "mécanismes de prévention et d'alerte" parfois inefficaces entraînant un "effondrement temporaire des services essentiels", le rapport évoque la précarité des infrastructures de l'île marquée par un "désordre foncier d'ampleur" où "60 % du territoire" ne sont "pas couvert par un titre foncier juridiquement incontestable".
Alors que la population à Mayotte a été "multipliée par 14 en moins de 70 ans" et que cette "croissance démographique repose principalement sur le dynamisme des naissances, lui-même intrinsèquement lié à l'immigration", les rapporteurs notent que "la moitié de la population est de nationalité étrangère, la moitié des étrangers se trouvant en situation irrégulière".
Dans un contexte de "saturation des ressources et des infrastructures de l'archipel" les rapporteurs estiment que la "lutte contre l'immigration clandestine" est "la mère des batailles pour l'archipel, tant la pression migratoire exerce des effets déstabilisateurs sur l'ensemble des aspects de la vie des Mahorais et le fonctionnement des services publics et hypothèque les perspectives de développement du territoire".
Pour La Réunion, le rapport note la montée "en puissance rapide du trafic de stupéfiants". "Les services répressifs de l'île font ainsi état d'une augmentation considérable des saisies de stupéfiants, en raison notamment du développement du phénomène des "mules" qui constituent l'une des principales voies d'entrée de la drogue sur le territoire écrivent les sénateurs.
Ils évoquent en outre l'augmentation des violences intrafamiliales qui "constituent à La Réunion un phénomène d'une ampleur exceptionnelle : l'île est le deuxième département de France le plus touché (pour le taux de victimes rapporté à la population)".
Par ailleurs, l'insécurité est de plus en plus forte. Ainsi, La Réunion "voit apparaître depuis plusieurs années de nouvelles formes de conflictualité et de violences dans l'espace public". Les actes de violences ont "augmenté de 16,5 % entre 2022 et 2023, de 9 % entre 2023 et 2024 puis de 4 % sur les dix premiers mois de l'année 2025." A Mayotte, la délinquance est particulièrement forte "avec un taux de violences crapuleuses (violences liées au vol) plus de treize fois supérieur à celui observé dans l'Hexagone".
Les recommandations sont les suivantes :
Mayotte
La Réunion