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Télévision hongroise - le retour à la normale

La télévision publique hongroise a diffusé hier son premier bulletin d'information depuis juillet, mettant fin à une suspension décidée par le nouveau gouvernement de M. Peter Magyar qui s’était engagé à restaurer l’indépendance des médias publics qui s’était engagé à restaurer l’indépendance des médias publics. L'arrêt des émissions aura duré 44 jours.
La principale chaîne de télévision publique, M1, avait suspendu tous ses programmes d’information le 7 juillet, alors que les réformes étaient lancées. Elle a diffusé son premier bulletin depuis cette date à 6h jeudi 20 août, jour de fête nationale en Hongrie.
Le contrôle de la presse constituait un pilier essentiel du gouvernement du dictateur nationaliste Viktor Orban. 
Le site d'information indépendant Telex a estimé que le bulletin de 25 minutes proposait une couverture équilibrée, avec notamment des voix de l'opposition et des critiques du pouvoir, une situation inédite durant les années Orban. 
Le groupe public de médias Közmédia — auparavant appelé MTVA et regroupant plusieurs chaînes de télévision, dont M1, des stations de radio et l’agence de presse nationale MTI — a indiqué sur Facebook qu’aucune des personnes ayant précédemment travaillé aux bulletins d’information n’avait participé à l’édition de jeudi. Mais plusieurs employés ont déclaré à l’AFP que, si quelques présentateurs et journalistes avaient été remerciés, les effectifs restaient pour l’essentiel inchangés.
Mercredi, Telex avait également rapporté que nombre des mêmes rédacteurs en chef et journalistes, qui « produisaient auparavant de la propagande », étaient toujours en poste, citant un courriel reçu d’une source interne.
La période de transition actuelle est supervisée par une direction intérimaire nommée par le gouvernement, qui a lancé des audits internes et une restructuration. Au début du mois, la direction avait essuyé des critiques après avoir nommé à la tête du département d’information une personne ayant auparavant travaillé pour des médias et des entreprises appartenant à l’entourage de Viktor Orban. Face à ce mécontentement, notamment de la part de Peter Magyar, le groupe audiovisuel avait annulé cette nomination dès le lendemain, suscitant de nouvelles critiques, notamment sur les ingérences du gouvernement.
Les réformes des médias publics devraient se poursuivre. Un nouveau directeur général, qui sera choisi dans le cadre d’un appel à candidatures ouvert avant fin octobre, devrait mettre en œuvre les recommandations issues de consultations professionnelles et publiques actuellement en cours.
 

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