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L'évolution démographique pousse l'Éducation nationale à se réorganiser pour la rentrée 2026

À une semaine de la rentrée, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a tenu son point presse annuel au lycée Arago, à Paris. Sans grande annonce, il a plaidé pour « un cap » plutôt que pour « une réforme de plus », autour de quatre priorités reprises par Sébastien Lecornu : instruire, protéger, unir et prévoir. La plus lourde est la démographie : 1,7 million d'élèves en moins d'ici 2035, dont 160 000 dès septembre. Le ministre veut en faire l'occasion de « repenser l'offre scolaire à l'échelle d'un territoire » : la carte scolaire pluriannuelle, déjà testée dans 18 départements, sera généralisée sur un horizon de cinq ans, pour donner de la visibilité aux maires sur les fermetures de classes. Une direction de la politique territoriale de l'École et de l'anticipation, sorte de « Datar de l'école », sera créée d'ici début novembre.

Sur l'exigence académique, il vise la maîtrise du langage (cible de 2 500 mots en fin de maternelle) et du raisonnement scientifique, avec 300 classes à horaires aménagés en maths et sciences. Le barème de perte de points pour l'orthographe au baccalauréat sera publié le 10 septembre, après la polémique de mai, dont il reconnaît l'erreur de communication. L'enseignement de l'IA sera introduit dès le primaire, puis au lycée à la rentrée 2027. Côté protection, le Conseil constitutionnel ayant censuré l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, il doit se contenter de l'interdiction du portable au lycée. Un questionnaire universel, anonyme par défaut, portera sur les violences sexuelles en même temps que sur le harcèlement ; les élèves dont les parents menacent gravement un personnel pourront être affectés ailleurs. Un audit des systèmes informatiques et la double authentification sur 400 applications suivent la cyberattaque de l'été. Deux plans nationaux (racisme et antisémitisme ; haine anti-LGBT+) sont lancés, et une cérémonie du 11 novembre est prévue dès le CM1.

L'article rapporte aussi les propositions de Gabriel Attal, qui répond à Édouard Philippe : loi de programmation et ministre maintenu cinq ans, certificat d'études à l'entrée en 6e avec année passerelle, classes de 20 élèves en primaire, fermeture de 100 « collèges ghettos », groupes de niveau en français et maths, revalorisation de 200 à 500 euros nets par mois. Il propose un vote de départage avec le bloc central ; Philippe devance Attal de 6 points dans les sondages (14 % contre 8 %).

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