Site d'information de Philippe Le Roux
Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR
Délégué de la Circonscription de Guingamp
Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
Rédigé par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription et publié depuis
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A l'issue d'un sommet de crise des pays de la zone euro qui a duré plus de trois heures Les quinze états membres de la zone euro ont annoncé une garantie des prêts interbancaires et un recours possible à une recapitalisation des banques. Ce plan d'action «traite de toutes les dimensions de la crise», a souligné Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, mais sans préciser de montant européen global. Les 15 de l’Eurogroupe se sont également engagés à empêcher leurs plus grosses banques de faire faillite, notamment en procédant à des opérations de recapitalisation. Aucun montant global n'a été annoncé pour ce plan d'action européen, mais l'Allemagne, la France, l'Italie «et d'autres» pays présenteront cette après-midi de façon simultanée les détails de leurs programmes de sauvetage. Au-delà de ce plan d'action, les Européens veulent convaincre les Etats-Unis d'une refondation du système financier. Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a déclaré dimanche qu'il soutenait le plan financier que viennent d'adopter les pays de la zone euro.
Visiblement rassurée par le catalogue de mesures concocté par les membres de l'Eurogroupe, la Boursede Paris s'envolait dans les premiers échanges lundi, gagnant jusqu'à 6 % moins d'une heure après l'ouverture. Peu avant 11 heures, la hausse atteignait 7,20 %. Ce rebond était attendu par les investisseurs, après la semaine cauchemardesque qui avait vu la place parisienne perdre 22 % de sa valeur. Londres prenait 6,20 % et Berlin 6,50 %. Sur les places européennes plus modestes – Madrid, Milan ou Zürich –, la hausse dépassait 7 %. De son côté, Londres est tirée à la hausse par la décision du gouvernement d'injecter jusqu'à 37 milliards de livres (46,6 milliards d'euros) dans le secteur bancaire britannique.
Bruxelles lance cette semaine la réforme des normes comptables. Le commissaire européen au Marché intérieur, Mc Greevy, va engager une réforme qui va permettre de rendre les banques nettement moins vulnérables à la terrible volatilité actuelle des marchés. La Commission européenne va autoriser les banques qui le souhaitent à reclasser certains actifs de leur portefeuille de négociation (« trading book ») lié à leurs activités bancaires.
Islande : folle semaine. En huit jours, dix ans de croissance se sont envolés. Les banques du pays sont nationalisées, la Bourse réduite à néant, la monnaie impossible à évaluer. Assommés, les Islandais doivent faire face au chômage, à la baisse de croissance (-0,3 %), et à l’inflation (+ 11,7 %). Kaupthing, la première banque du pays, a été mise sous tutelle, et samedi les cours de la bourse ont été suspendus. Toute la finance islandaise est sous la coupe de l’Etat. Mardi, une délégation islandaise se rendra à Moscou pour négocier un emprunt de plus de 4,5 milliards d’euros. L’appel au FMI apparaît inévitable.