Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
6 Novembre 2008
La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé jeudi son principal taux directeur à 3,25%, sa deuxième réduction de taux en l'espace d'un mois seulement.
Depuis la naissance de l'euro le 1er janvier 1999, la BCE a modifié ses taux 26 fois (seize hausses et dix baisses).
La BCE avait baissé également d'un demi-point son taux le 8 octobre, dans le cadre d'une action concertée avec ses grandes homologues mondiales.
Un virage brutal, alors qu'elle avait encore en juillet décidé de remonter les conditions du crédit pour lutter contre l'inflation.
La hausse de cet été a clos un cycle de relèvement des taux entamé en décembre 2005, après deux ans et demi de statu quo. Entre juin 2007 et juillet 2008 toutefois, la BCE n'avait pas touché aux taux, sur fond de crise sur les marchés des crédits hypothécaires américains ("subprime").
Le principal taux (taux de refinancement ou "refi") est encadré par un taux plancher (dépôt au jour le jour), auquel les banques privées peuvent placer de l'argent pour 24 heures auprès de la BCE, et un taux plafond (prêt marginal au jour le jour) auquel les banques peuvent emprunter pour la même durée. Tous deux ont aussi été abaissés.
Taux de refinancement: principal outil de politique monétaire de la BCE
Cet instrument, utilisé lors des opérations hebdomadaires de refinancement par la BCE pour alimenter les banques en liquidités, est le véritable baromètre du coût du crédit dans les quinze pays qui ont adopté la monnaie unique européenne.
Les banques qui veulent se refinancer à court terme peuvent le faire en payant un intérêt sur la somme qu'elles empruntent auprès des banques centrales de leurs pays respectifs. Cet intérêt est calculé d'après le taux en cours à la BCE.
Les banques répercutent ensuite, en principe, ce loyer sur les intérêts des crédits qu'elles accordent à leurs propres clients. Plus le taux de la BCE est bas, plus le coût du crédit a des chances d'être bon marché ce qui, en théorie, favorise la croissance.
A l'inverse, une hausse du taux du crédit permet théoriquement de ralentir la demande et par conséquent d'éviter une surchauffe génératrice d'inflation.