Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
15 Novembre 2008
La campagne de sensibilisation menée par le ministère de la Santé depuis 2001 a permis de faire chuter de façon spectaculaire la consommation d'antibiotiques en France, selon un article paru lundi dans le Figaro. Lors d'un colloque organisé la semaine dernière à la Direction générale de la santé à Paris, Geneviève Chapuis, de la Caisse nationale d'Assurance-maladie (Cnam), a pu annoncer que la France avait atteint son objectif.
Les Français ne sont plus que 23 % à attendre une prescription d'antibiotiques aujourd'hui, contre 37% avant les campagnes de sensibilisation. Cette baisse sur cinq ans représente le meilleur résultat à l'intérieur de l'Union européenne. Plus spectaculaire encore, la proportion de parents espérant une ordonnance pour leur enfant malade est passée de 45 % avant 2001 à seulement 25 % actuellement. Du coup la France n'est plus considérée comme la lanterne rouge dans ce domaine par l'Union européenne.
Ces bons résultats sont liés à l'efficacité du plan national lancé par le ministère de la Santé, qui était articulé autour de trois axes : la sensibilisation du grand public, avec le fameux slogan «Les antibiotiques, c'est pas automatique» ; la mise à disposition de tests de diagnostic rapide des angines pour vérifier leur origine virale ou bactérienne ; une action ciblée vers les médecins «gros» prescripteurs d'antibiotiques.
Entre septembre et décembre 2007, des délégués de l'Assurance-maladie ont, par ailleurs, visité une ou deux fois les médecins ciblés pour leur rappeler les recommandations du plan national. Le résultat de cette campagne, dont le coût est évalué à 500 millions d'euros, ne s'est pas fait attendre : la résistance des microbes aux antibiotiques a notablement baissé. Exemples : la proportion de pneumocoques résistants à la pénicilline est passée de 47 % en 2001 à 34,5 % en 2005.
D'autres pays européens qui ont mené des actions semblables n'ont pas eu des résultats aussi probants. L'Islande a réduit de 35 % sa consommation pédiatrique d'antibiotiques entre 1991 et 1997, mais ce fut sans lendemain. Quant au Royaume-Uni, qui a mené deux campagnes hivernales en 2004 et 2005, il n'a baissé sa consommation d'antibiotiques que de 5,8 %.