Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
8 Février 2009
Le réacteur nucléaire de 3e génération EPR, en cours de construction en Finlande et en France, a été développé à partir d'une technologie franco-allemande, au lendemain de l'accident de Tchernobyl, qui a conduit à réviser toute l'approche de la sûreté nucléaire.
Le président Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu vendredi sur le site de construction du premier EPR à Flamanville (Manche), a annoncé le 29 janvier la construction d'un deuxième réacteur de ce type à Penly (Seine-Maritime).
L'EPR, dont le projet a été lancé en 1992, a été développé par le groupe nucléaire français Areva et l'allemand Siemens.
Conçu pour une durée de vie minimale de 60 ans, l'EPR ("European Pressurised water Reactor") utilise une technique déjà éprouvée, celle des réacteurs à eau sous pression, les plus répandus dans le monde.
Plus puissant (1.650 mégawatts), il offre un meilleur rendement (35% de plus) que les réacteurs à eau sous pression actuels.
Selon ses concepteurs, il consomme, à production constante, 17% de combustible de moins qu'un réacteur de 1.300 MW et génère 30% de déchets radioactifs en moins.
La sécurité a été renforcée avec la multiplication des systèmes de sauvegarde chargés de refroidir le cœur du réacteur en cas de défaillance, et la mise en place d'une coque de protection en béton censée résister à la chute d'un avion.
Une cuve en béton, appelée "cendrier", a aussi été aménagée pour confiner la matière radioactive en cas de fusion du cœur.
Le premier chantier de construction d'un EPR a été lancé en Finlande en 2005 et doit s'achever en 2012.
En France, le chantier de l'EPR de Flamanville a commencé en décembre 2007. Il doit être mis en service en 2012.
Areva a aussi remporté un contrat de fourniture de deux EPR à la Chine (Taishan 1 et 2) en novembre 2007. Le groupe a aussi signé le 4 février un protocole d'accord en vue de fournir à l'Inde deux à six réacteurs EPR.
Enfin, Areva, Total et Suez ont également annoncé la signature d'un partenariat pour en vendre deux autres aux Emirats arabes unis.