28 Mars 2009
Le nombre des cervidés et des sangliers a quintuplé en 20 ans, un phénomène notamment provoqué par des conditions climatiques plus douces, le formidable taux de reproduction des sangliers et la diminution du nombre des chasseurs.
Selon Christine Saint-Andrieux, ingénieure à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la population des sangliers, estimée en 2008 à un million, a été multipliée par 5 en 20 ans, celle des cerfs (150.000) par 4,1 et celle des chevreuils (plus d'un million et demi) par 4,2.
La campagne de chasse 2007-2008 a permis d'abattre 45.135 cerfs, 501.245 chevreuils et 522.174 sangliers, a précisé à l'AFP cette spécialiste des cervidés et des sangliers à l'ONCFS.
Pourtant, précise Christine Saint-Andrieux, l'ONCFS vient de constater pour la première fois depuis 1973, une baisse de 1,6 % de la progression des effectifs du grand gibier.
A l'ONCFS, on explique cette prolifération par les conditions climatiques plus douces depuis quelques années au printemps, qui ont fait baisser la mortalité juvénile et par la tempête de 1999 qui a couché des pans entiers de forêts qui ont servi de "réserves" au gibier.
Les sangliers prolifèrent grâce à leur formidable taux de reproduction, passant de deux portées (5 à 7 petits par laie) tous les dix-huit mois à trois portées tous les deux ans et à l'augmentation des surfaces de culture du maïs. A l'ONCFS on considère que le sanglier double sa population chaque année.
Enfin, remarque Christine Saint-Andrieux, la prolifération des animaux sauvages s'explique aussi par la diminution du nombre des chasseurs et leur vieillissement.