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Après la nomination de Proglio à EDF, quel avenir pour Veolia

La nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF ouvre la voie à un changement de direction à la tête du groupe de services Veolia Environnement dont le destin est depuis neuf ans intrinsèquement lié à celui de son patron emblématique.

M. Proglio, entré à la Compagnie Générale des eaux en 1971 (rebaptisée Veolia en 2003), pourrait garder la présidence non exécutive de Veolia, selon la presse.

D'après Les Echos, le conseil d'administration de Veolia va se réunir lundi et convoquer une assemblée générale des actionnaires pour modifier le mode de gouvernance du groupe.

Un rapprochement plus poussé entre EDF et Veolia a aussi été évoqué, notamment une montée du groupe d'électricité au capital du leader mondial de l'eau. Les deux groupes partagent déjà une filiale commune, Dalkia.

Le directeur de la branche Eau, Antoine Frérot, pourrait prendre la direction exécutive du groupe. C'est en tout cas la volonté de l'actuel PDG, si l'on en croit son entourage.

Un autre successeur possible serait Denis Gasquet, responsable de Veolia Propreté. Mais la branche de traitement et de recyclage des déchets traverse actuellement une phase délicate en raison de la crise, rendant difficile le départ de M. Gasquet.

Le journal Les Echos cite aussi les noms de Jean-Marc Espalioux, ancien président d'Accor et administrateur de Veolia, et de Patricia Barbizet, présidente du conseil de surveillance du groupe PPR.

Depuis qu'il en a pris la tête en 2000, M. Proglio a nettement redressé les comptes de de l'ancienne Compagnie Générale des Eaux, qui s'était lourdement endettée sous la présidence de Jean-Marie Messier.

Mais la situation s'est sensiblement dégradée depuis les deux dernières années, en raison notamment d'acquisitions jugées trop onéreuses.

Le nouveau patron de Veolia devra ainsi gérer la lourde dette du leader mondial du traitement de l'eau, qui s'élèvait à 16,828 milliards fin juin.

Le groupe a en outre vu son bénéfice chuter de moitié au premier semestre 2009, sur fond de récession économique. Pour faire face à cette situation, il a entamé un plan de réduction de coûts et de cession d'actifs.

Il est ainsi entré en discussions exclusives avec la SNCF et le groupe Eurotunnel en vue de vendre sa filiale de fret ferroviaire Veolia Cargo.

Par ailleurs, sa branche Veolia Transport est amenée à fusionner avec Transdev, filiale de la Caisse des dépôts (CDC), donnant naissance à un leader mondial des transports publics.

Le groupe envisage enfin des cessions d'actifs américains et français dans la gestion des déchets.

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