Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Biodiversité en 2100: sombres scénarios selon l'ONU

L'Amazonie deviendra-t-elle une savane et le Sahel un désert complet ? Le rapport sur la biodiversité rendu public lundi à Genève par le Programme de Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) évoque plusieurs scénarios qui sont autant de mises en garde à l'horizon 2100.

 

AMAZONIE - La conjugaison de la déforestation, des changements climatiques et des feux de forêt risque d'entraîner un dépérissement de la forêt amazonienne. Le poumon de la planète, chaud et humide tel que nous le connaissons, deviendrait sec et aride, une savane. Une telle évolution entraînerait des incendies fréquents et une augmentation mondiale des émissions de CO2 qui contribuent aux changements climatiques. Localement, des sécheresses intenses menaceraient l'agriculture.

 

SAHEL - Déjà touché par les sécheresses, le Sahel deviendra encore plus aride. Le réchauffement climatique et la surexploitation des ressources provoquent déjà un appauvrissement de la diversité biologique. Le bétail ne trouve plus de pâturages et les cultures souffrent d'un manque d'irrigation. Au programme : pénurie de nourriture et d'eau pour les populations locales.

 

ILES - L'écosystème d'une île est à la fois unique et fragile. Les mouvements de populations amènent des prédateurs et des maladies dans des lieux autrefois protégés. Les animaux et végétaux spécifiques à un habitat insulaire sont bien souvent incapables de se défendre face à des nouveaux intrus. Par exemple, le fossa, un mammifère qui constitue le seul grand prédateur de Madagascar, se fait de plus en plus rare.

 

EAU DOUCE - Sous l'effet des changements climatiques, de la construction de barrages, de la pollution, de l'introduction d'espèces exotiques et de l'augmentation des prélèvements d'eau, le nombre d'espèces de poissons d'eau douce pourrait diminuer de 15%.

 

MER - Le réchauffement climatique entraîne une modification dans la répartition des populations de poisson et une élévation du niveau de la mer. Une acidification de l'eau atteint les coraux, le phytoplancton et les coquillages dont les capacités à bâtir leurs squelettes en pâtissent. La raréfaction des stocks de poissons dans les zones tropicales au profit des pôles aura des conséquences importantes pour l'alimentation et la nutrition des populations locales, souvent défavorisées.

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